Crash du Halifax - Mk.V - s/n LK739 NA°P
Fiche France-Crashes 39-45 modifiée le 07-01-2022
Date Nation Département Unité - Mission
21-01-1944 Angleterre/Common. Marne 428 Sq Ghost RCAF Berlin (All)
Localisation Secteur de Marson - 13 km SE Chalons-en-Champagne
Circonstances Touché au réservoir par la flak 20 minutes avant la cible, le pilote fait demi-tour - A court de carburant – appareil évacué en parachute
Commentaires Décollage 16h35 le 20 de Middleton St-George, Durham UK
Sources ** Jean-Luc Maillet (sources: rafcommands.com / www.conscript-heroes.com / olivier.housseaux.free.fr )
Historique 03/12/2012=Création - 07/01/2022=Ajout photo et rapport Bomb-Nav
Grade Prenom Nom Poste Corps Etat Lieu d'Inhumation Commentaires
Sgt William Thomas Banner Rad/M RAF En fuite 1336395 - Evasion avec Mvt résistance Bleu et Jonquille-Chalons-en-Ch/Toulouse/Espagne - Rapport WO 208/3319/1851
Sgt William Edward Fell Mec RCAF En fuite R/118571 - Evasion avec Mvt résistance Bleu et Jonquille-Chalons-en-Ch/Toulouse/Espagne - Rapport WO 208/3319/1907
F/O Alvin Robert Fisher Nav RCAF En fuite J/22571 - Né le 20/09/1920 - Wadema, Saskatchewan, Canada - Evasion avec Mvt résistance Bleu et Jonquille-Chalons-en-Ch/réseau Bourgogne par Pyrénées/Espagne/Gibraltar - Retour UK 02/05/1944 - Rapport WO 208/3319/1893
Sgt Leo R Fryer MitA RCAF En fuite R137350 - Né le 30/05/1921 - D’origine américaine – Detroit, Michigan USA - Evasion via Toul/Suisse/Thonon-les-Bains (74) 20/08/1944/Grenoble - Rejoint les troupes américaines - Retour par Corse/Naples/Afrique du Nord/UK 11/09/1944 – Rapport WO 208/3322/25-2292
F/O Yves Lavoie Bomb RCAF En fuite J/22704 - Né le 24/10/1916 à Montreal, Quebec - Résid: Ontario, Canada - Evasion avec Mvt résistance Bleu et Jonquille-Chalons-en-Ch/réseau Bourgogne par Pyrénées/Espagne - Retour UK 02/05/1944 - Rapport WO 208/3319/1892
F/Sgt Frederick Fortesque Edmund Reain Pil RCAF En fuite R131517 - Fuite avec réseau CDLL par Pyrénées/Espagne/Gibraltar - Rapport WO 208/3319/1897
Sgt William Richard Wynveen MitS RCAF Prisonnier R/187677 – PoW N° 2440 Stalag L1
** Les sources sont citées chronologiquement en fonction des nouvelles informations reçues ou trouvées
Fiche tech Correspondance grades Abréviations utilisées Filières d'évasion Camps de Pow Bases RAF/USAAF Utilitaires
Compléments (rapports - helpers - récits - liens - photos)
Traduction du rapport des F/O Lavoie et Fisher - (We took off from Middleton-St-George about 1640 hrs on 20 Jan 44 in a Halifax aircraft to bomb Berlin.
About twenty minutes before we reached the target we were hit by flak in the petrol tank. The aircraft began to lose height and the pilot turned for home. I believe we were again hit by flak, and, as we had only enough petrol to last us for about ten minutes the pilot gave the order to bale out.
F/O Lavoie: I do not know exactly where I came down, but I believe it was in a wood just North of La Cheppe (Sheet 9, T 6455). After I had hidden my parachute I took off all my rank badges and insignia and walked for about two hours. It was pouring rain, and I spent the rest of the night trying to sleep in a wood. In the morning (21 Jan) I walked to Tilloy-et-Bellay (T7252). Here I stopped at a house and was given some food. I was told it would not be safe for me to remain, as then were Germans in the vicinity. I walked on to Somme-Vesle (T 6947). Here my clothes were dried and I was given food and a bed for the night (21 Jan). I left the next day (22 Jan) at about midday and during the afternoon I slept in a field near St-Julien (T 6848).
I started off again at dusk and a little later I stopped at a house and asked for help. I speak fluent French and because of this it took me some time to convainc my helpers that I was in th RAF. However, although the house was on the main road and there were Germans constantly on patrol, I was taken in and given some food and a bed. The next day (23 Jan) I set out about 0800 hrs. In one of the fields I saw a blue civilian Jacket lying on a hedge. I took this and put it on. I then walked on to St-Hilaire le Grand (T6169) - Mourmelon (T5565) - Courmelois (T 4668) - Vaudemange (T 6461) and Ambonnay (T5058). I took this round-about route in order to avoid passing through Chalons-sur-Marne (T54). At Ambonnay I received help, and from this point my journey was arranged for me. I met F/O Fisher, the navigator of my crew, on 4 Feb in Ambonnay and we were together for the remainder on our journey.
F/O Fisher: I came down in some woods somewhere East of St-Etienne au Temple (T5852). I buried my parachute under some moss and, taking my directions from my compass, I started walking South and the West. I walked for about three hours and spent the remainder of the night in a small wood. At daybreak the next day (21 Jan) I discovered I was about two miles from Chalons-sur-Marne. During the day I managed to dry my clothes and also took off all my identification marks. About 1730 hrs I went to a small house and asked for help. I was taken in and given some food and at nightI was allowed to sleep in a barn. On the morning of 23 Jan a man who spoke a little English was brought to see me. I remained at this house for four days and from this point my journey was arranged for me.
Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3319/1892-1893:
Nous avons décollé de Middleton-St-George vers 16h40 le 20 janvier 44 dans un avion Halifax pour bombarder Berlin.
Environ vingt minutes avant d'atteindre la cible, nous avons été touchés par la flak dans le réservoir d'essence. L'avion a commencé à perdre de la hauteur et le pilote a fait demi-tour. Je crois que nous avons de nouveau été touchés par la flak, et comme nous n'avions que de l'essence pour une dizaine de minutes, le pilote a donné l'ordre d’évacuer.
F/O Lavoie : Je ne sais pas exactement où je suis descendu, mais je crois que c'était dans un bois juste au nord de La Cheppe (T 6455). Après avoir caché mon parachute, j'ai enlevé tous mes insignes et marques de grade et j'ai marché pendant environ deux heures. Il pleuvait à verse et j'ai passé le reste de la nuit à essayer de dormir dans un bois. Dans la matinée (21 janvier) j'ai marché jusqu'à Tilloy-et-Bellay (T7252). Ici, je me suis arrêté dans une maison et j'ai reçu de la nourriture. On m'a dit qu'il ne serait pas prudent pour moi de rester, car il y avait des Allemands dans les environs. J'ai continué jusqu'à Somme-Vesle (T 6947). Ici, mes vêtements ont été séchés et on m'a donné de la nourriture et un lit pour la nuit (21 janvier). Je suis parti le lendemain (22 janvier) vers midi et pendant l'après-midi j'ai dormi dans un champ près de St-Julien (T 6848).
J'ai recommencé au crépuscule et un peu plus tard je me suis arrêté dans une maison et j'ai demandé de l'aide. Je parle couramment français et à cause de cela, il m'a fallu un certain temps pour convaincre mes assistants que j'étais dans la RAF. Cependant, bien que la maison se trouve sur la route principale et qu'il y ait constamment des Allemands en patrouille, on m'a emmené et on m'a donné de la nourriture et un lit. Le lendemain (23 janvier), je suis parti vers 08h00. Dans l'un des champs, j'ai vu une veste civile bleue allongée sur une haie. J'ai pris ça et je l'ai mis. J'ai ensuite marché jusqu'à St-Hilaire le Grand (T6169) - Mourmelon (T5565) - Courmelois (T 4668) - Vaudemange (T 6461) et Ambonnay (T5058). J'ai emprunté ce détour pour éviter de passer par Châlons-sur-Marne (T54). A Ambonnay j'ai reçu de l'aide, et à partir de ce moment mon voyage s'est arrangé pour moi. J'ai rencontré le F/O Fisher, le navigateur de mon équipage, le 4 février à Ambonnay et nous étions ensemble pour le reste de notre voyage.
F/O Fisher : je suis descendu dans des bois quelque part à l'Est de St-Etienne au Temple (T5852). J'ai enterré mon parachute sous de la mousse et, prenant mes indications sur ma boussole, j'ai commencé à marcher vers le sud et l'ouest. J'ai marché pendant environ trois heures et j'ai passé le reste de la nuit dans un petit bois. Au lever du jour le lendemain (21 janvier), j'ai découvert que j'étais à environ trois kilomètres de Châlons-sur-Marne. Pendant la journée, j'ai réussi à sécher mes vêtements et j'ai également enlevé toutes mes marques d'identification. Vers 17 h 30, je suis allé dans une petite maison et j'ai demandé de l'aide. On m'a emmené et on m'a donné à manger et la nuit, j'ai été autorisé à dormir dans une grange. Le matin du 23 janvier, un homme qui parlait un peu anglais fut amené me voir. Je restai quatre jours dans cette maison et à partir de ce moment mon voyage fut organisé pour moi.
Traduction du rapport des F/O Lavoie et Fisher - (F/O Lavoie: On 22 Jan 44 I stopped at a house beloging to Mme Sinnere, Ambonnay (T 4059). She could not help me, but she took me to see M. Poignon, a manager of some vineyards now under the control of the Germans. Poignon doubted me because I speak fluent French. I convinced him that I was in the RAF and he gave me some food and sheltered me for the night. The next day I set out alone for Epernay (T 25) intending to go to an adress that I had been given in St Julien. I told Poignon that I was going to Epernay, and he said that if he was able to get in touch with anyone who could help me he would send someone to fetch me. He gave me the adress of a restaurant, where I said I would take my meals in case he wanted to find me. I walked to Epernay by side roads, and as I was not able to find the adress I had been given, I went to see the Mayor. He was not there ans I, therefore, went to the restaurant Poignon had told me about. Meanwhile Poignon had got in touch with some members of the resistance movement and he sent his son to bring me back Ambonnay.
About 2200 hrs that evening (23 Jan) I was visited by the chief of the resistance movement. I gave him my RAF issued photographs and all my personal details. The chief had brought another man with him and he told me that he would go to Clermond-Ferrand, get me some papers, and return on 25 Jan. This man did not return and I was told later that he had been arrested. The chief of the resistance then went to all large neighbouring towns in order to obtain papers for me. He was not successful and on 3 Feb I decided to go on alone. However, on that day the chief ent into Chalons-sur-Marne (T 54) and there met someone who knew of the whereabouts of F/O Fisher. I spent my last two days in Ambonnay with M. Kinn, who owned a restaurant. On 4 Feb I was taken to a restaurant in Vraux where I met Fisher. We were together for the remainder of our journey.
F/O Fisher: Mme Maxel and her son Pierre, who lived on the outskirts of Chalons-sur-Marne, sheltered me from 21-25 Jan 44. They provided me with civilian clothes and during the time I was here I frequently used to go with Pierre and visit his brother (name unknow) who lived in Chalons. Pierre's brother arranged for me to be photographed for an identity card. I stayed in Chalons-sur-Marne for another three or four days and on 29 Jan I was put in touch with the resistance organisation. I was then taken to stay with a man, whose name or adress I never learned. I was given new civilian clothes and an identity card, and all my RAF possessions were taken from me. This man told me that he knew where Sgt Fell, my engineer, was staying. On 30 Jan my unknown helper, his wife, and I cycled to a house about one kilometre outside Vraux (T 4554). Here I met Fell and we stayed at this house together for three or four days.
On 2 Feb I was taken to stay with my host's brother in Vraux. Fell did not come with me. The next day F/Sgt Reain, my pilot, was brought to this house. I do not know the name of our host, but I believe Reain (now in Gibraltar) has his adress. He told us that two airmen, whom I believe to be the other two members of our crew, had been taken P/W.
The man who was sheltring Fell and the man who had given me my identity card had recently received their calling up papers from the Germans. They yold us that they did not intend to report to the Germans and that they would leave Vraux and take Fell, Reain, and me with them. On 4 Feb we were taken to a restaurant, and a little later Fisher turned up.
Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3319/1892-1893 – APPENDIX C PAGE 1:
F/O Lavoie : Le 22 janvier 44 je me suis arrêté dans une maison appartenant à Mme Sinnere, Ambonnay (T 4059). Elle ne pouvait pas m'aider, mais elle m'emmena voir Mr Poignon, directeur de quelques vignobles maintenant sous le contrôle des Allemands. Poignon a douté de moi parce que je parle couramment le français. Je l'ai convaincu que j'étais dans la RAF et il m'a donné à manger et m'a abrité pour la nuit. Le lendemain je partis seul pour Epernay (T 25) avec l'intention de me rendre à une adresse qui m'avait été donnée à St Julien. J'ai dit à Poignon que j'allais à Epernay, et il a dit que s'il pouvait entrer en contact avec quelqu'un qui pourrait m'aider, il enverrait quelqu'un me chercher. Il m'a donné l'adresse d'un restaurant, où j'ai dit que je prendrais mes repas au cas où il voudrait me trouver. J'ai marché jusqu'à Épernay par des chemins de traverse, et comme je n'ai pu trouver l'adresse qu'on m'avait donnée, j'ai été voir le maire. Il n'était pas là et je suis donc allé au restaurant dont Poignon m'avait parlé. Entre-temps, Poignon avait pris contact avec des membres de la résistance et il envoya son fils me ramener à Ambonnay.
Vers 22h00 ce soir-là (23 janvier) je reçus la visite du chef de la résistance. Je lui ai donné mes photographies émises par la RAF et toutes mes données personnelles. Le chef avait amené un autre homme avec lui et il m'a dit qu'il irait à Clermond-Ferrand me chercher des papiers et reviendrait le 25 janvier. Cet homme n'est pas revenu et on m'a dit plus tard qu'il avait été arrêté. Le chef de la résistance se rendit alors dans toutes les grandes villes voisines afin d'obtenir des papiers pour moi. Il n'a pas réussi et le 3 février, j'ai décidé de continuer seul. Cependant, ce jour-là, le chef entra à Châlons-sur-Marne (T 54) et y rencontra quelqu'un qui savait où se trouvait le F/O Fisher. J'ai passé mes deux derniers jours à Ambonnay avec Mr Kinn, qui tenait un restaurant. Le 4 février, j'ai été emmené dans un restaurant à Vraux où j'ai rencontré Fisher. Nous étions ensemble pour le reste de notre voyage.
F/O Fisher : Mme Maxel et son fils Pierre, qui habitaient la périphérie de Châlons-sur-Marne, m'ont hébergé du 21 au 25 janvier 44. Ils m'ont fourni vêtements civils et pendant mon séjour ici, j'allais fréquemment avec Pierre rendre visite à son frère (nom inconnu) qui habitait Châlons. Le frère de Pierre s'est arrangé pour que je sois photographié pour une carte d'identité. Je suis resté à Châlons-sur-Marne encore trois ou quatre jours et le 29 janvier j'ai été mis en relation avec la résistance. J'ai ensuite été emmenée chez un homme dont je n'ai jamais appris le nom ou l'adresse. On m'a donné de nouveaux vêtements civils et une carte d'identité, et tous mes biens de la RAF m'ont été confisqués. Cet homme m'a dit qu'il savait où logeait le Sgt Fell, mon ingénieur. Le 30 janvier, mon assistant inconnu, sa femme et moi avons pédalé jusqu'à une maison à environ un kilomètre de Vraux (T 4554). Ici, j'ai rencontré Fell et nous sommes restés ensemble dans cette maison pendant trois ou quatre jours.
Le 2 février, j'ai été emmenée chez le frère de mon hôte à Vraux. Fell n'est pas venu avec moi. Le lendemain, le F/Sgt Reain, mon pilote, a été amené dans cette maison. Je ne connais pas le nom de notre hôte, mais je crois que Reain (maintenant à Gibraltar) a son adresse. Il nous a dit que deux aviateurs, que je crois être les deux autres membres de notre équipage, avaient été emmenés P/W.
L'homme qui abritait Fell et l'homme qui m'avait donné ma carte d'identité avaient récemment reçu leur appelant les papiers des Allemands. Ils nous ont dit qu'ils n'avaient pas l'intention de faire rapport aux Allemands et qu'ils quitteraient Vraux et emmèneraient Fell, Reain et moi avec eux. Le 4 février, nous avons été emmenés dans un restaurant et un peu plus tard, Fisher est arrivé.
Traduction du rapport des F/O Lavoie et Fisher - (F/O Lavoie and F/O Fisher: On 4 Feb we all caught a train to Epernay (T 25) accompanied by the two Frenchmen and a gendarme. We arrived there about 1700 hrs and thence caught a train on the Paris, where we arrived about an hour and a half later. From the Gare de l'Est we went by metro to the Gare d'Austerlitz. We got on a train to Toulouse (Sheet 40, Q 24), arriving about 1100 hrs, 5 Feb. The train was very crowed and we are to share one seat between six of us. There was no control on the journey. In Toulouse we had some food at a restaurant and then caught another train to Boussens (Z 8998). We then took a bus to Salles du Salat (Z 8890) and thence walked to Mane (Z8888). We slept in a hotel in Mane that night (5 Feb) and in the morning Lavoie and the policeman tried, unsuccessfully, to find a guide. We were told to get in touch with a negro veterinary surgeon at Salles du Salat and that afternoon we all returned to Salles.
The negro told us that at the beginning of the war he had been an officer in the French Army. He said that he would send someone to interrogate us that night. We spent the rest of the day in a hotel, and about 1900 hrs four men came to see us. They made notes of all our personal details and told us that he would be too dangerous for them to help us on our journey, but that they could hide us in the woods.
About 1500 hrs, 6 Feb, we went by bus to La Bastide du Salat (Z 9085) and were taken to see a man who told us to call him 'Chief Cook'. He had previously been a ship's cook and now provided the MAQUI with meat. We spent one night with him and the next day (7 Feb) we started walking South. A little later we were picked up by a truck drived a man called Pyres. He took us to URAU (Z8881). After we had a meal we were taken to a barn in some woods, where we remained for the next 23 or 24 days. Each night we went into the village to get food. During the time we were here we had got in touch with a member of the resistance organisation who sid he would guide us across the mountains. About three days before we were due to leave Lavoie was sent to Toulouse in order to abtain a permit granting us a certain amount of money to buy shoes. When he returned he was told by the negro that the party was not to go across the mountains with the man who had promised to be our guide. He was not given a reason for this.
About 2 Mar we got up about 0300 hrs and returned to Toulouse. At Boussens we were told to look out for a man who was to be our guide. We were told he would be wearing a black hat and a brown coat. This man said that he belonged to an prganisation calles 'Escaped Prisoners of War'. He took us to his house in Toulouse (adress unknowb) and after we had had lunch we went to a cheap store and had our photographs taken for new identity cards. In the evening we left for Muret (Q 1830). Our party was split up and we spent the night in different billets in the towwn. At 0500 hrs we left for Meillon (T 8411). We had lunch and in the afternoon we walked four or five kulometres to the Chateau Frouard belonging to M. and Mme Laromet. The Laromets had a friend connected with the Vichy Government and he told us that he could get us across the border. We stayed with the Laromets for 24 days and were then told that we could not make the crossing because of snow.

Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3319/1892-1893 – APPENDIX C PAGE 2:
F/O Lavoie et F/O Fisher
: Le 4 février nous avons tous pris un train pour Epernay (T 25) accompagnés des deux Français et d'un gendarme. Nous y sommes arrivés vers 17 heures et de là, nous avons pris un train pour Paris, où nous sommes arrivés environ une heure et demie plus tard. De la gare de l'Est nous sommes allés en métro jusqu'à la gare d'Austerlitz. Nous sommes montés dans un train pour Toulouse (Q 24), arrivant vers 11 h 00, le 5 février. Le train était très bondé et nous devons partager un siège entre nous six. Il n'y avait aucun contrôle sur le trajet. A Toulouse, nous avons mangé dans un restaurant puis nous avons pris un autre train pour Boussens (Z 8998). Nous avons ensuite pris un bus jusqu'aux Salies-du-Salat (Z 8890) et de là avons marché jusqu'à Mane (Z8888) [31]. Nous avons dormi dans un hôtel à Mane cette nuit-là (5 février) et le matin Lavoie et le policier ont essayé, sans succès, de trouver un guide. On nous a dit d'entrer en contact avec un vétérinaire nègre à Salies-du-Salat et cet après-midi-là nous sommes tous retournés à Salies.
Le nègre nous a dit qu'au début de la guerre il avait été officier dans l'armée française. Il a dit qu'il enverrait quelqu'un pour nous interroger cette nuit-là. Nous passâmes le reste de la journée dans un hôtel et vers 19 h 00, quatre hommes vinrent nous voir. Ils ont noté toutes nos informations personnelles et nous ont dit qu'il serait trop dangereux pour eux de nous aider dans notre voyage, mais qu'ils pourraient nous cacher dans les bois.
Vers 15h00, le 6 février, nous sommes allés en bus à La Bastide du Salat (Z 9085) [09] et ont été emmenés voir un homme qui nous a dit de l'appeler 'Chef Cook'. Il avait été auparavant cuisinier de navire et fournissait désormais de la viande au Maquis. Nous avons passé une nuit avec lui et le lendemain (7 février), nous avons commencé à marcher vers le sud. Un peu plus tard, nous avons été récupérés par un camion conduit par un homme du nom de Pyres. Il nous a emmenés à Urau (Z8881). Après avoir mangé, nous avons été emmenés dans une grange dans un bois, où nous sommes restés pendant les 23 ou 24 jours suivants. Chaque soir, nous allions au village chercher de la nourriture. Pendant que nous étions ici, nous avions pris contact avec un membre de l'organisation de résistance qui nous a dit qu'il nous guiderait à travers les montagnes. Environ trois jours avant notre départ, Lavoie fut envoyé à Toulouse afin d'obtenir un permis nous accordant une certaine somme d'argent pour acheter des chaussures. Quand il revint, le nègre lui dit que le groupe ne devait pas traverser les montagnes avec l'homme qui avait promis d'être notre guide. On ne lui a pas donné de raison pour cela.
Vers le 2 mars, nous nous sommes levés vers 03h00 et sommes retournés à Toulouse. A Boussens, on nous dit de chercher un homme qui serait notre guide. On nous a dit qu'il porterait un chapeau noir et un manteau marron. Cet homme a dit qu'il appartenait à une organisation appelée 'Prisonniers de guerre évadés'. Il nous a emmenés chez lui à Toulouse (adresse inconnue) et après avoir déjeuné nous sommes allés dans un magasin pas cher et avons fait prendre nos photos pour de nouvelles cartes d'identité. Le soir nous partîmes pour Muret (Q 1830). Notre groupe était séparé et nous avons passé la nuit dans différents logements de la ville. A 05h00 nous sommes partis pour Meillon [64] (T 8411). Nous avons déjeuné et l'après-midi nous avons marché quatre ou cinq kilomètres jusqu'au château Frouard appartenant à M. et Mme Larromet. Les Larromet avaient un ami lié au gouvernement de Vichy et il nous a dit qu'il pouvait nous faire passer la frontière. Nous sommes restés avec les Larromets pendant 24 jours et on nous a alors dit que nous ne pouvions pas faire la traversée à cause de la neige.
Traduction du rapport des F/O Lavoie et Fisher - (The Laromets had a small boy staying with them whose mother was a collaborator. When they heard that she was coming to visit him they sent him away. When she arrived the Laromets had some trouble with the Gestapo and they were forced to leave their house. They took us with them into Pau (T 81) and there sent us to a house belonging to an old lady whose christian name was Pauline. She told us that she had helped evaders before. While we were with Pauline we were interrogated by two girls, one English and one American. We left Pauline's house after one night and spent the next four days staying at differents adresses in Pau. On the fifth we went back to Pauline's house. We were then put on a bus and told to go the Hotel du Commerce at Navarrenx (T 4918). We were told that the bus driver knew who we were and that if we had any difficulty in finding the hotel he would help us. We found the hotel without trouble and about 2100 hrs a man came up to us and spoke to us. We got in a car and travelled for about an hour. Our party now numbered nine. We got outat a barn and were met by two more men. About 2200 hrswe started walking and at about 0130 hrs we stopped at a house and had some milk and bread. We the continued for about another half hour and spent the remainder of the night in a barn. We started walking the next day at about 2100 hrs and after about an hour and a half we stopped at another barn where we remained for two nights. While we were here we were joined by four more people among whom was P/O Chartres (S/PG 1894). On 29 Mar we walked from 2100 hrs to 0300 hrs 30 Mar and then slept until 1800 hrs. After we had had a meal we walked on with the guides for several more hours and when we came to the border the guides told us to follow the river Minchate until we reached Uztarroz (Iberian Peninsula, J 2555).
The party had split up for the last part of the journey, and we found the carabinieri waiting for us when we arrived à Uztarroz. We were searched and questioned, but we were not interrogated about technical matters. At 0300 hrs we were taken to an old barn where we spent the night sleeping on boards. In the morning we were escorted into Isaba (J 2552) where we filled in a form giving only personal details. We were interviewed by the Chief of Police. We had a meal and were taken on to Pamplona (H 6745). We were again questioned by the civil authorities, and the officers were then sent to the Hotel Fonda Pascualena. We arrived in Pamplona on 1 Apr and remained there for about 15-18 days. We were then taken to Alhama by a Spanish Air Force officiel and four days later we went to Madrid. We left Madrid for Gibraltar three days later.

Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3319/1892-1893 – APPENDIX C PAGE 3: Les Larromet avaient un petit garçon chez eux dont la mère était une collaboratrice. Quand ils apprirent qu'elle venait lui rendre visite, ils le renvoyèrent. Quand elle est arrivée, les Larromet ont eu des problèmes avec la Gestapo et ils ont été contraints de quitter leur maison. Ils nous emmenèrent avec eux à Pau (T 81) et là nous envoyèrent dans une maison appartenant à une vieille dame dont le prénom était Pauline. Elle nous a dit qu'elle avait déjà aidé des évadés. Pendant que nous étions avec Pauline, nous avons été interrogés par deux filles, une anglaise et une américaine. Nous avons quitté la maison de Pauline après une nuit et avons passé les quatre jours suivants dans différentes adresses à Pau. Le 5, nous retournâmes chez Pauline. On nous a ensuite mis dans un bus et on nous a dit d'aller à l'Hôtel du Commerce à Navarrenx (T 4918). On nous a dit que le chauffeur du bus savait qui nous étions et que si nous avions des difficultés à trouver l'hôtel, il nous aiderait. Nous avons trouvé l'hôtel sans problème et vers 21h00, un homme est venu nous voir et nous a parlé. Nous sommes montés dans une voiture et avons voyagé pendant environ une heure. Notre groupe comptait maintenant neuf personnes. Nous sommes sortis d'une grange et avons été accueillis par deux autres hommes. Vers 22 h 00, nous avons commencé à marcher et vers 01 h 30, nous nous sommes arrêtés dans une maison et avons mangé du lait et du pain. Nous avons continué pendant environ une demi-heure et avons passé le reste de la nuit dans une grange. Nous avons commencé à marcher le lendemain vers 21 h 00 et après environ une heure et demie, nous nous sommes arrêtés dans une autre grange où nous sommes restés deux nuits. Pendant que nous étions ici, nous avons été rejoints par quatre autres personnes parmi lesquelles P/O Charters (S/PG 1894). Le 29 mars, nous avons marché de 21h00 à 3h00 le 30 mars, puis avons dormi jusqu'à 18h00. Après avoir pris un repas, nous avons marché avec les guides pendant plusieurs heures et lorsque nous sommes arrivés à la frontière, les guides nous ont dit de suivre la rivière Minchate jusqu'à ce que nous atteignions Uztarroz (péninsule ibérique, J 2555).
Nous nous sommes séparés pour la dernière partie du trajet, et nous avons trouvé les carabiniers qui nous attendaient à notre arrivée à Uztarroz. Nous avons été fouillés et interrogés, mais nous n'avons pas été interrogés sur des questions techniques. A 03h00, nous avons été emmenés dans une ancienne grange où nous avons passé la nuit à dormir sur des planches. Dans la matinée, nous avons été escortés à Isaba (J 2552) où nous avons rempli un formulaire ne donnant que des détails personnels. Nous avons été interrogés par le chef de la police. Nous avons pris un repas et avons été emmenés à Pamplona (H 6745). Nous avons été à nouveau interrogés par les autorités civiles, et les officiers ont ensuite été envoyés à l'hôtel Fonda Pascualena. Nous sommes arrivés à Pamplona le 1er avril et y sommes restés environ 15 à 18 jours. Nous avons ensuite été emmenés à Alhama par un officiel de l'armée de l'air espagnole et quatre jours plus tard, nous sommes allés à Madrid. Nous avons quitté Madrid pour Gibraltar trois jours plus tard.
(A NOTER : les indication de lieu (X 0000), après les noms de localité, sont les références à utiliser avec le Traducteur de Coordonnées accessible depuis les Utilitaires du Menu Documentation - Ajouter devant la lettre trouvées dans les grilles)

Récit du raid et des évasions sur olivier.housseaux.free.fr (Lien transmis par Jean-Luc Maillet)
Photos équipage/Sgt Fell et interview sur www.leprojetmemoire.com

F/O Yves Lavoie
F/O Yves Lavoie (Coll P de la Voye)


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Explications des menus par passage du curseur sur les menus ORB 27-1850-2 /1 -3319_1892_1893_LAVOIE_FISHER -. English translation by passage of the cursor (toolstips) - Fonds d'écran : www.malysvet.net