Avro Lancaster - type - s/n ND733 BQ°J
Fiche France-Crashes 39-45 créée le 07-02-2022
Date Nation Département Unité - Mission
03-05-1944 Angleterre/Common. HORS CADRE 550 Sq RAF Mailly-le-Camp (10): camp d'entrainement de Panzers - Fiche
Localisation Ford UK
Circonstances Sévèrement endommagé par chasseur de nuit - 3 hommes sautent en parachute - Le pilote ramène l'avion en UK et fait un crash-landing à la base de Ford à 02h55 - Reste de l'équipage hospitalisé
Commentaires Décollage 21h58 le de North Killingholme, Lincolnshire UK - Equipage resté à bord: F/Sgt TA Lloyd (Pil), Sgt TP Burke (Mec), F/Sgt DM Stephen (Nav), Sgt RLG Moore (Rad)
Sources ** National Archives UK-WO208-ORB 27.2037.13&14-WO416.82.290 / www.rafcommands.com / ottawacitizen
Historique 07/02/2022=Création
Grade Prenom Nom Poste Corps Etat Lieu d'Inhumation Commentaires
F/O Edward Yaternick Bomb RCAF Prisonnier J/25760 - Né en 1917 - Fils d'Andrei et Tatiana Yaternick - PoW n°5130 Stalag Luft III
Sgt John Goffin Pearce MitS RAF En fuite 1163899 - Né le 19/04/1914 - Norwich UK - Evasion par Pyrénées/Espagne/Gibraltar - Retour UK 24/06/1944 - Rapport WO 208/3320/1989
Sgt Anthony Constantine Crilley MitA RAF Prisonnier 545827 - Né le 14/06/1918 à Coatbridge - PoW n°3844 Stalag Luft VI
** Les sources sont citées chronologiquement en fonction des nouvelles informations reçues ou trouvées
Fiche tech Correspondance grades Abréviations utilisées Filières d'évasion Camps de Pow Bases RAF/USAAF Utilitaires
Compléments (rapports - helpers - récits - liens - photos)
Traduction d’extrait de l’ORB 27-2037-13 - ("J" F/Sgt Lloyd had a somewhat "dicey" return journey, about half an hour after having bombed the objective he was attacked by an unidentified aircraft and with the trimming tabs shot away his aircraft became temporarily out of control, but managed to shake off the enemy fighter. Five minutes later a second attack set fire to the aircrafts bomb bays and fuselage. The order to bale out was given and obeyed by the Mid Upper Gunner, Sgt Pearce, Rear Gunner Sgt Crilley and Air Bomber F/O Yaternick. The aircraft went into a dive which helped to extinguished the flame. Sgt Moore the wireless operator, used all the extinguishers to put out the remaining fire, and when these were exhausted, beat out the flames with his feet and hands. Finding the Navigator suffering from severe burns, he rendered first aid and took over the navigational duties, obtained accurate fixes which enabled the Pilot to bring back his aircraft safely to England, landing at RAF Station Ford. Original) - (source : National Archives UK)
"J" F/Sgt Lloyd a eu un voyage de retour quelque peu "risqué", environ une demi-heure après avoir bombardé l'objectif, il a été attaqué par un avion non identifié et avec les volets de compensation abattus, son avion est devenu temporairement incontrôlable, mais a réussi à semer le combattant ennemi. Cinq minutes plus tard, une deuxième attaque a mis le feu aux soutes à bombes et au fuselage de l'avion. L'ordre de sauter en parachute a été donné et obéi par le Mid Upper Gunner, le Sgt Pearce, le Rear Gunner Sgt Crilley et le Air Bomber F/O Yaternick. L'avion a fait un piqué qui a aidé à éteindre la flamme. Le Sgt Moore, l'opérateur sans fil, a utilisé tous les extincteurs pour éteindre le feu restant et, lorsqu'ils ont été épuisés, a battu les flammes avec ses pieds et ses mains. Trouvant le navigateur souffrant de brûlures graves, il a prodigué les premiers soins et pris en charge les tâches de navigation, a obtenu des repères précis qui ont permis au pilote de ramener son avion en toute sécurité en Angleterre, atterrissant à la station RAF Ford.

Traduction du rapport de perte du ND733 - (1. The Lancaster took off from Killingholme about 2200 hours.
2. When the target area was reached, in bright moonlight, it was already illuminated by yellow and white flares round which the pilot circled as ordered at briefing. after circling the flares for a long time - about a quarter of an hour - the Master of Ceremonies gave the order "You may bomb now". They accordingly bombed the main target from a height of 5/6000 ft, and set course on the homeward route.
3. At a point S.W. of Paris some heavy flak was encountered and, soon after, while informant was still standing up in his turret watching for flak, they were suddently attacked by a fighter from underneath. The enemy was completely hidden from informant's position and must have been dead astern and below. Cannon fire struck the Lancaster "with terrific punch", smashing a hole in starboard tail-plane and starboard wing. Informant's turret was slightly damaged.
4. The Captain called up informant, who reported he was all right. He then called the rear gunner three times without receiving an answer. The operateur radio went aft to investigate but before he reached the rear turret the gunner called on the intercom that he had been slightly cut in the face. The operator radio went to attend to him. Informant reported to the Captain such damage as he could see to the wings, and the latter announced he would make for Base, but he would give immediate warning if he found that impossible. The aircraft was shuddering considerably, but the engineer stated the motors and petrol were all right.
5. The navigator had just warned the Captain that they were heading straight for Paris, when he was interrupted by another terrific crash. Informant swung his turret and caught sight of the enemy as he broke away under the starboard wing. Informant opened fire with a very short burst, but claims no hits. At the same moment he heard the Captain call on the intercomm "Abandon aircraft by parachute". (He did not say "prepare to abandon aircraft"). Informant now had difficulty in turning his turret, and all he could manage was to turn it half-way manually. Then he called up the Captain for confirmation of the order, but does not think he heard. Informant then called that he was going to bale out and wished the Captain good luck.
Original
) - (source : National Archives UK – AIR 14/1442 – PARTIE I) : 1. Le Lancaster a décollé de Killingholme vers 22h00.
2. Lorsque la zone cible a été atteinte, au clair de lune, elle était déjà éclairée par des fusées éclairantes jaunes et blanches autour desquelles le pilote a tourné comme ordonné lors du briefing. Après avoir longuement encerclé les fusées - environ un quart d'heure - le Maître de Cérémonie a donné l'ordre "Vous pouvez bombarder maintenant". En conséquence, ils ont bombardé la cible principale d'une hauteur de 5/6000 pieds et ont mis le cap sur la route du retour.
3. À un point S.W. de Paris, une flak lourde a été rencontrée et, peu de temps après, alors que l'informateur était toujours debout dans sa tourelle à surveiller la flak, ils ont été soudainement attaqués par un chasseur par en dessous. L'ennemi était complètement caché de la position de l'informateur dans l’angle mort à l'arrière et en dessous. Des tirs de canon ont frappé le Lancaster "avec un coup de poing terrifiant", faisant un trou dans l'empennage et l'aile tribords. La tourelle de l'informateur a été légèrement endommagée.
4. Le capitaine a appelé l’informateur, qui a signalé qu'il allait bien. Il a ensuite appelé le mitrailleur arrière à trois reprises sans recevoir de réponse. L'opérateur radio est allé à l'arrière pour enquêter mais avant qu'il n'atteigne la tourelle arrière, le mitrailleur a appelé l'interphone qu'il avait été légèrement coupé au visage. L'opérateur radio est allé s'occuper de lui. L'informateur a signalé au capitaine les dommages qu'il pouvait voir aux ailes, et ce dernier a annoncé qu'il se dirigerait vers la base, mais il donnerait un avertissement immédiat s'il trouvait cela impossible. L'avion tremblait considérablement, mais l'ingénieur a déclaré que les moteurs et l'essence étaient en bon état.
5. Le navigateur venait d'avertir le Capitaine qu'ils se dirigeaient droit sur Paris, lorsqu'il fut interrompu par un autre terrible choc. L'informateur a fait pivoter sa tourelle et a aperçu l'ennemi alors qu'il s'échappait sous l'aile tribord. L'informateur a ouvert le feu avec une rafale très courte, mais ne revendique aucun coup au but. Au même instant, il entend le commandant de bord appeler sur l'interphone "Abandonner l'avion en parachute". (Il n'a pas dit "préparez-vous à abandonner l'avion"). L'informateur avait maintenant du mal à tourner sa tourelle, et tout ce qu'il pouvait faire était de la tourner à moitié manuellement. Puis il appelle le Capitaine pour confirmation de l'ordre, mais ne pense pas avoir été entendu. L'informateur a alors appelé qu'il allait sauter et a souhaité bonne chance au capitaine.
Traduction du rapport de perte du ND733 - (6. Before he got out of the mid-upper turret, informant saw the operateur radio running forward and then return aft, presumably with his parachute. When he entered the fuselage, informant found there was a fire in the bomb-bay, and in the fuselage above it. It was very hot, and there was much smoke. Oily flames could be seen through the open bomb-bay inspection panels as if fed by hydraulic oil. Informant concluded that there must be something amiss in the front of the aircraft soon one was ordered to use the extinguishers, and he considered that the Captain might not be able to see the fire.
7. Informant had planned to bale out from the rear exit and, after fetching his parachute from the starboard side of the fuselage - he had to pass through the flames to get it - he made his way aft. At the rear door there was a lot of wreckage, possibibly part of the H2S equipment, which he dragged away to clear the exit. The rear gunner and operateur radio were crouching against the port side of the fuselage, and informant opened the door and motioned them to go, but they did not move. The aicraft was fairly stable, but nothing more was heard from the Captain. Informant sat on the step at the door, with his feet out, and states that he was given a strong push from behind, possibly by the operateur radio, and he fell clear of the aircraft.
8. His parachute opened satisfactorily, but the harness cut his face and forced his head down so that he did not see what happened to the aircraft. There was no sign of it when he eventually managed to free his head and he thought it might have flown on towards Base. He landed successfully in a ditch with his 'chute in telegraph wires, about 2 kilometres from Dampierre, Rambouillet, S.W. of Paris. O.R.S. Comment.9. The Lancaster crash-landed at Fordat 0255 hrs on 4th May, and damage was classed as Cat.El, slightly burnt.
10. The Captain and operateur radio were uninjuried but suffered from shock, the latter only mildly. The navigator and flight engineer received superficial burns, the former also suffering from shock.
Original
) - (source : National Archives UK – AIR 14/1442 – PARTIE II) : 6. Avant de sortir de la tourelle médiane supérieure, l'informateur a vu l'opérateur radio courir vers l'avant puis revenir vers l'arrière, vraisemblablement avec son parachute. Lorsqu'il est entré dans le fuselage, l'informateur a découvert qu'il y avait un incendie dans la soute à bombes et dans le fuselage au-dessus. Il faisait très chaud et il y avait beaucoup de fumée. Des flammes huileuses pouvaient être vues à travers les panneaux d'inspection ouverts de la soute à bombes comme si elles étaient alimentées par de l'huile hydraulique. L'informateur a conclu qu'il devait y avoir quelque chose qui n'allait pas à l'avant de l'avion dès qu'on a reçu l'ordre d'utiliser les extincteurs, et il a estimé que le commandant de bord pouvait ne pas être en mesure de voir le feu.
7. L'informateur avait prévu de sauter par la sortie arrière et, après avoir récupéré son parachute du côté tribord du fuselage - il a dû passer à travers les flammes pour l'obtenir - il s'est dirigé vers l'arrière. À la porte arrière, il y avait beaucoup d'épaves, peut-être une partie de l'équipement H2S, qu'il a traîné pour dégager la sortie. Le mitrailleur arrière et l'opérateur radio étaient accroupis contre le côté bâbord du fuselage, et l'informateur a ouvert la porte et leur a fait signe de partir, mais ils n'ont pas bougé. L'avion était assez stable, mais plus rien n'a été entendu du commandant de bord. L'informateur s'est assis sur la marche de la porte, les pieds écartés, et déclare qu'il a reçu une forte poussée par derrière, peut-être de la part de l'opérateur radio, et qu'il est tombé à l'écart de l'avion.
8. Son parachute s'est ouvert de manière satisfaisante, mais le harnais lui a coupé le visage et a forcé sa tête vers le bas de sorte qu'il n'a pas vu ce qui est arrivé à l'avion. Il n'y avait aucun signe de l’avion quand il a finalement réussi à libérer sa tête et il a pensé qu'il aurait pu voler vers la base. Il a atterri avec succès dans un fossé avec son parachute sur les fils télégraphiques, à environ 2 kilomètres de Dampierre, Rambouillet, S.W. de Paris.
Commentaire O.R.S
9. Le Lancaster s'est écrasé à Ford à 02h55 le 4 mai, et les dégâts ont été classés Cat.El, légèrement brûlés.
Traduction du rapport de perte du ND733 - (10. The Captain and operateur radio were uninjuried but suffered from shock, the latter only mildly. The navigator and flight engineer received superfical burns, the former also suffering from shock.
11. These members of the crew reported as follows : After attacking the target the Lancaster was hit by a flak burst around the tail and port wing. Visual Monica was rendered unserviceable and the rear gunner, whose face had been injured, left his turret on the Captain's orders. The mid upper gunner continued the search, remaining in his own turret. About 5 minutes after the flak damage, i.e. 0109 hours (at 4819N 0215E, height 12000 ft) the craw felt and saw tracet bullets coming at them from the port quarter down, but no attacking aircraft was seen. (Moon on the port beam, clear visibility). Immediately the bomber burst into flames and dived down out of control. The Captain ordered the crew to bale out. The rear gunner, mid upper gunner, and bomb aimer carried out these orders, but before the rest got out the captain "realised the position and struggled with the controls, which by now responded and control of the aircraft was maintened". The fire was got under control, and the Lancaster made England.
12. This statement confirms the main points in informant's narrative. Inspection of the damaged aircraft confirm the latter's statment that all the enemy action damage was caused by fighter, not by flak. The holes reported by informant in main and tail-plane were on the port, not starboard side. The aileron and elevator controls were also found to be damaged, as well as the reat turret.
Original
) - (source : National Archives UK – AIR 14/1442 – PARTIE III) : 10. Le capitaine et l'opérateur radio n'ont pas été blessés mais ont subi un choc, ce dernier seulement modéré. Le navigateur et le mécanicien navigant ont subi des brûlures superficielles, le premier souffrant également d'un choc.
11. Ces membres de l'équipage ont déclaré ce qui suit : Après avoir attaqué la cible, le Lancaster a été touché par une rafale de flak autour de la queue et de l'aile bâbord. Le Radar ARI5664 Monica - Radar actif d'alerte de queue pour les bombardiers de la RAF - Version US AN/APS13MONICA a été rendu inutilisable et le mitrailleur arrière, blessé au visage, a laissé sa tourelle sur ordre du capitaine. Le mitrailleur supérieur central a poursuivi la recherche, restant dans sa propre tourelle. Environ 5 minutes après les dégâts de la flak, c'est-à-dire 01H09 (à 4819N 0215E, hauteur 12000 pieds), l’équipage a sentit et vu des balles traçantes venant du côté bâbord vers le bas, mais aucun avion attaquant n'a été vu. (Lune sur le faisceau bâbord, visibilité dégagée). Immédiatement, le bombardier a pris feu et a plongé hors de contrôle. Le capitaine a ordonné à l'équipage de sauter en parachute. Le mitrailleur arrière, le mitrailleur supérieur moyen et le viseur de bombe ont exécuté ces ordres, mais avant que les autres ne sortent, le capitaine "s'est rendu compte de la position et a eu du mal avec les commandes, qui ont maintenant répondu et le contrôle de l'avion a été maintenu". Le feu a été maîtrisé et le Lancaster a fait route vers l'Angleterre.
12. Cette déclaration confirme les principaux points du récit de l'informateur. L'inspection de l'avion endommagé confirme la déclaration de ce dernier selon laquelle tous les dommages causés par l'action ennemie ont été causés par des chasseurs et non par la flak. Les trous signalés par l'informateur dans l'avion principal et l'empennage se trouvaient à bâbord et non à tribord. Les commandes d'aileron et de profondeur ont également été endommagées, ainsi que la tourelle arrière.

Traduction d’attribution de la Distinguished Flying MedalDFM - ( - 1278822 Acting Flight Sergeant Trevor Arthur LLOYD, Royal Air Force Volunteer Reserve, No. 550 Squadron
- 1323565 Sergeant Reginald Leonard George MOORE, Royal Air Force Volunteer Reserve, No. 550 Squadron.
These airmen were pilot and wireless operator (air) of an aircraft detailed to attack a military target one night in May, 1944. Shortly after the target had been bombed the aircraft was hit by anti-aircraft fire and soon afterwards was attacked by a fighter. Extensive damage was sustained and the aircraft, which was on fire, dived steeply out of control. The situation was critical, but Flight Sergeant Lloyd, with the assistance of another member of the crew, succeeded in regaining control. Meanwhile, Sergeant Moore fought hard to subdue the flames in the rear of the aircraft and finally extinguished them. Afterwards, he rendered first aid to the navigator who was suffering severely from burns. It was extremely difficult to keep the aircraft flying but, despite the odds, Flight Sergeant. Lloyd succeeded in reaching an airfield near the coast where he effected a successful 'crash-landing. He displayed the highest, qualities of skill, courage and leadership throughout. Sergeant Moore also proved himself to be a valiant and resolute member of aircraft crew, rendering invaluable assistance to his pilot in his endeavours to fly the aircraft home.
Original
) - (source : Supplement to the London Gazette):
- 1278822 Sergent de section par intérim Trevor Arthur LLOYD, Royal Air Force Volunteer Reserve, No. 550 Squadron
- 1323565 Sergent Reginald Leonard George MOORE, Royal Air Force Volunteer Reserve, No. 550 Squadron.
Ces aviateurs étaient pilotes et opérateurs sans fil d'un avion chargé d'attaquer une cible militaire une nuit de mai 1944. Peu de temps après le bombardement de la cible, l'avion a été touché par des tirs antiaériens et peu après a été attaqué par un chasseur. D'importants dommages ont été subis et l'avion, qui était en feu, a plongé brusquement hors de contrôle. La situation était critique, mais le sergent de section Lloyd, avec l'aide d'un autre membre de l'équipage, réussit à reprendre le contrôle. Pendant ce temps, le sergent Moore s'est battu pour maîtriser les flammes à l'arrière de l'avion et les a finalement éteintes. Ensuite, il a prodigué les premiers soins au navigateur qui souffrait gravement de brûlures. Il était extrêmement difficile de garder l'avion en vol mais, malgré les obstacles, le sergent de section. Lloyd réussit à atteindre un aérodrome près de la côte où il réussit un « atterrissage forcé ». Il a fait preuve des plus hautes qualités de compétence, de courage et de leadership tout au long. Le sergent Moore s'est également révélé être un membre vaillant et résolu de l'équipage de l'avion, apportant une aide inestimable à son pilote dans ses efforts pour ramener l'avion chez lui.

Traduction du rapport du Sgt Pearce - ( I was a member of the crew of a Lancaster aircraft which left North Killingholme on 3 May at about 2200 hrs to bomb Mailly-le-Camp (T 3813). On the homeward journey, when just S.W. of Paris, we were attacked twice by a fighter. After the second burst, at about midnight, the aircraft caught fire, and the pilot gave he order to abandon aircraft. I wa the first to leave from the rear exit , and did not see what happened to the others.
I came down N.E. of Dampierre (R 7727). My parachute was entangled in the telegraph wires. I got it down and hid it, with my Wae-West and equipment, in a ditch. I started to walk S.W. in the direction of Dampierre. I walked through the village and on towards Rambouillet (R 6522), keeping on the main road till dawn.
At dawn I took to the woods and quite soon, at about 08300 hrs, saw an old man pick up one of our leaflets. I approached him and made my identity known. He hid me behind some bushes. A little later a small boy of about 10 came on the scene, and the old man sent him to bring me some wine and food. He returned with this and with a suit of blue overalls. We buried my battle dress and I put these on. A few minutes later a woman came on and checked my identity. She told me to remain hidden in the wood and that at 1900 hrs a man would come to take me away. The man duly turned up, and from this point I was helped on my journey.
Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3320/1989 par Ph Laroyenne):
Je faisais partie de l'équipage d'un avion Lancaster qui a quitté North Killingholme le 3 mai vers 22h00 pour bombarder Mailly-le-Camp (T 3813). Sur le chemin du retour, alors que nous étions au S.W. de Paris, nous avons été attaqués deux fois par un chasseur. Après la deuxième rafale, vers minuit, l'avion a pris feu et le pilote a donné l'ordre d'abandonner l'avion. J'ai été le premier à sauter par la sortie arrière, et je n'ai pas vu ce qui est arrivé aux autres.
Je suis descendu N.E. de Dampierre (R 7727). Mon parachute s’est pris dans les fils télégraphiques. Je l'ai descendu et l'ai caché, avec ma Mae-West et mon équipement, dans un fossé. J'ai commencé à marcher S.W. en direction de Dampierre. J'ai traversé le village et continué vers Rambouillet (R 6522), en restant sur la route principale jusqu'à l'aube.
A l'aube, je suis allé dans les bois et très vite, vers 08h30, j'ai vu un vieil homme ramasser un de nos tracts. Je l'ai approché et lui ai fait connaître mon identité. Il m'a caché derrière des buissons. Un peu plus tard, un petit garçon d'environ 10 ans est arrivé, et le vieil homme l'a renvoyé pour m'apporter du vin et de la nourriture. Il est revenu avec ça et une veste et une salopette bleue. On a enterré ma tenue de combat. Quelques minutes plus tard, une femme est venue et a vérifié mon identité. Elle m'a dit de rester caché dans le bois et qu'à 19 heures un homme viendrait m'emmener. L'homme s'est dûment présenté et, à partir de ce moment, j'ai été aidé dans mon voyage.
Traduction du rapport du Sgt Pearce - ( The man who came to fetch me from the woods at Rambouillet (R 6522) on 4 May 44 took me to a lane where a horse and cart was waiting. I got into the cart and was driven to Monfort l'Amaury (N 6536). Here I was given a meal in the house of the driver of the cart and slept in another house in the village.
At about mid-day the following day (5 May) a young man arrived and took me to Rambouillet. We had lunch at the house of the owner of an artificiel manure establishment and then caught the train to Paris. We went through Paris to Lagny (S 3243). I was taken to a man called "The Chief", who appeared to be a prominent member of an organisation. He put test questions to me, and I was then taken by a man called Cane to his home, 13 rue de la Paix, Lagny. I stayed here till 7 May. On that evening a man called Michel Place came to take me to his house, 7 (?) rue Dampmart, Dampmart (S 3444). This was a bakery, and it was to this house that S/Ldr. Sparks was brought about a week later. The remainder of my journey is as described by him.
Original
) - (source : National Archives de Kew – WO208/3320/1989 – APPENDIX C par Ph Laroyenne):
L'homme qui est venu me chercher au bois de Rambouillet (R 6522) le 4 mai 44 m'a conduit dans une ruelle où attendaient un cheval et une charrette. Je montai dans la charrette et fus conduit à Monfort l'Amaury (N 6536). Ici, on m'a donné un repas dans la maison du conducteur de la charrette et j'ai dormi dans une autre maison du village.
Vers midi le lendemain (5 mai) un jeune homme est arrivé et m'a emmené à Rambouillet. Nous avons déjeuné chez le propriétaire d'un établissement de fumier artificiel puis avons pris le train pour Paris. Nous sommes passés par Paris jusqu'à Lagny (S 3243). J'ai été emmené chez un homme appelé "Le Chef", qui semblait être un membre éminent d'une organisation. Il m'a posé des questions test, puis j'ai été conduit par un dénommé Cane à son domicile, 13 rue de la Paix, Lagny. Je suis resté ici jusqu'au 7 mai. Ce soir-là, un dénommé Michel Place vint me conduire chez lui, 7 (?) rue Dampmart, Dampmart (S 3444). C'était une boulangerie, et c'est dans cette maison que Sq/L Sparks a été amené environ une semaine plus tard. Le reste de mon voyage est tel qu'il l'a décrit.
Personnes citées dans l’Appendix C :
- Mr Henri Hebert Cane, 13 rue de la Paix à Lagny (77)
- Mr Michel Place, 7 rue du Château Dampmart à Dampmart (77)

(A NOTER : les indication de lieu (X 0000), après les noms de localité, sont les références à utiliser avec le Traducteur de Coordonnées accessible depuis les Utilitaires du Menu Documentation - Ajouter devant la ou les lettres trouvées dans les grilles, pour obtenir xX0000)

Pertes dans la mission sur Mailly-le-Camp avec carte interactive en fin de page (vf) sur ICI

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Explications des menus par passage du curseur sur les menus ORB 27-2037-14 - 3320_1989_PEARCE -. English translation by passage of the cursor (toolstips) - Fonds d'écran : www.malysvet.net