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Crash - Spitfire - Mk.IX - s/n NH341 DB°E |
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| Fiche France-Crashes 39-45 modifiée le 10-05-2026 | |||||
| Date | Nation |
Département |
Unité | - | Mission |
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| 02-07-1944 | Angleterre/Common. | Calvados | 411 Sq RCAF City of York | Patrouille | |
| Localisation | Environ 12 Km SE de Lisieux |
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| Circonstances |
Combat aérien avec des ![]() Focke Wulf 190 - Photo du site www.pixstel.comFw190 de la II/JG26 dans la matinée – Victoire revendiquée par Waldemar Büsch - Appareil évacué en parachute |
| Commentaires | Décollage 05h50 du terrain B-4 - Le nom du W/O Jeffrey apparaît sur une brique du « mur des donateurs » pour la réalisation du musée canadien de Courseulles-sur-Mer Bény-sur-Mer (14) |
| Sources ** |
Jean-Luc Maillet (sources: www.airhistory.org.uk / Livre: No 126 Wing RCAF (Aviation Elite Units par Donald NijboerLivre: No 126 Wing RCAF / www.conscript-heroes) / Richard Sobinski |
| Historique | 24/06/2015=Création - 10/04/2020=Ajout code av,circonst - 04/08/2025=Ajout comm Pil - 10/05/2026=Modif local/Ajout rapport |
| Grade | Prenom | Nom | Poste | Corps | Etat |
Lieu d'Inhumation |
Commentaires |
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| W/O2 | James "Jimmy" Stanley | Jeffrey | Pil | RCAF | Echappé | J/89402-R/14106 – Né le 23/08/1922 Hamilton, Ontario, Canada - Retour UK le 21/08/1944 - Rapport WO 208/3351/2344 - †2005 |
| Fiche tech | Correspondance grades | Abréviations utilisées | Filières d'évasion | Camps de Pow | Bases RAF/USAAF | Utilitaires |
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Rapport W/O Jeffrey: - ( I took off from BENY-sur-MER (3a & 8, T 9981), A/Fld on July 2nd at 0645 hours. We were "scrambled" to attack some enemy aircraft which were in the vicinity - this turned out to be a false alarm. We were then told to carry out a normal patrol. Towards the end of patrol "yellers" three called up reporting enemy aircraft on the dock. I went down with No. 3 to attack. While I was making a short burst on one of the 190s I was jumped by two others from behind. Smoke and oil covered the windscreen - the engine lost power - so from between 3 and 4,000 ft I baled out. One F/W. followed me right down to the deck taking pictures of me I think to confirm the kill. I made a really smooth landing in an orchard (Sheet 7, Q 6574) about 100 yards away from a farm. This was about 0730 hrs. I immediately put my parachute-harness and mae west under a hedge and went straight up to a farmer standing by his door. I asked him for a change of clothing which he fetched me without hesitation. I told him to burn my battle dress and all my equipment. I learnt later that he had dyed my battle dress and was wearing it. I quickly left the farm as I thought that the Germans would be certain to come to the farm. The photographic evidence would be damning. A little way down the road I met a youth of about 15 yrs age who asked me if I was the one who had baled out. I reckoned it was safe to say yes. He motioned me to follow him into a wood, and there his younger sister was waiting for him. She was very perturbed lest I had been wounded or hurt in any way. I assured her I was alright. His sister went off to a nearby house to fetch a Frenchman who could speak a bit of English. She returned with two Frenchmen. I explained I was trying to contact someone who could assist me in reaching our lines. He was extremely cautious about this. He said he would hide me in a farm. He took me to one and hid me in an air-raid shelter. Whilst I was here the farmer came and told me the Germans were on my trail - it must have been a half hearted attempt for they came no where near the place. About noon he came and took me down to his house where I was royally looked after. Whilst I was still eating four Frenchmen entered the house. They brought with them a civilian outfit. They told me I should be back with the British that night. Unfortunately this turned out to be totally false.Original) - ( PARTIE I - WO 208/3351/2344 - Source : Nat Arch UK - Traduction Ph Laroyenne): J'ai décollé de Beny-sur-Mer (Feuille 3A&8, FL1 vT9981), base aérienne, le 2 juillet à 6 h 45. Nous avons reçu l'ordre d'attaquer des avions ennemis dans les environs – il s'agissait en fait d'une fausse alerte. On nous a ensuite demandé d'effectuer une patrouille normale. Vers la fin de la patrouille, trois pilotes ont signalé la présence d'avions ennemis sur le quai. Avec le n° 3 nous les avons attaqués. Alors que je tirais une courte rafale sur l'un des 190, deux autres pilotes m'ont attaqué par derrière. De la fumée et de l'huile ont recouvert le pare-brise – le moteur a perdu de la puissance – et j'ai sauté en parachute entre 900 et 1200 mètres d'altitude. Un pilote m'a suivi jusqu'au sol, prenant des photos, je pense pour confirmer l'attaque. J'ai atterri en douceur dans un verger (Feuille 7, ZNG vQ6574) à une centaine de mètres d'une ferme. Il était environ 7 h 30. J'ai immédiatement enfilé mon harnais de parachute et me suis glissé sous une haie, puis je me suis dirigé droit vers un fermier qui se tenait près de sa porte. Je lui ai demandé des vêtements de rechange, qu'il m'a apportés sans hésiter. Je lui ai dit de brûler ma tenue de combat et tout mon équipement. J'ai appris plus tard qu'il avait teint ma tenue et qu'il la portait. J'ai quitté la ferme rapidement, car je pensais que les Allemands ne manqueraient pas de venir. Les preuves photographiques seraient accablantes. Un peu plus loin sur la route, j'ai rencontré un jeune homme d'environ quinze ans qui m'a demandé si j'étais celui qui avait sauté en parachute. J'ai pensé que je pouvais répondre par l'affirmative sans risque. Il m'a fait signe de le suivre dans un bois, où sa jeune sœur l'attendait. Elle était très inquiète, craignant que je sois blessé. Je l'ai rassurée en lui disant que j'allais bien. Sa sœur est allée chercher un Français qui parlait un peu anglais dans une maison voisine. Elle est revenue avec deux Français. J'expliquai que j'essayais de contacter quelqu'un qui pourrait m'aider à rejoindre nos lignes. Il était extrêmement prudent. Il me proposa de me cacher dans une ferme. Il m'y emmena et me cacha dans un abri anti-aérien. Pendant que j'étais là, le fermier vint me dire que les Allemands étaient à ma recherche – ce devait être une tentative timide, car ils ne s'approchèrent même pas. Vers midi, il revint et me conduisit chez lui où je fus reçu comme un roi. Alors que je mangeais encore, quatre Français entrèrent dans la maison. Ils portaient des vêtements civils. Ils m'annoncèrent que je devrais rejoindre les Britanniques le soir même. Malheureusement, cela s'avéra totalement faux. Rapport W/O Jeffrey: - ( I left on a bicycle for ORBEC (Sheet 7, Q 6474) with three Frenchmen. It was here I was furnished with an identity card. I was asked if I had any photographs with me - when I said "yes" they were really delighted. In less then half an hour my identity card was stamped, my photograph affixed, and everything in apple pie order. We left the house and went across to some "pool room" in the town. There was quite a large gathering already assembled - they all knew who I was. From here my journey was arranged. APPENDIX C - The young boy and girl who helped me after I landed were the son and daughter of R. LEQUESNE, ST. MARTIN DE BIENFAITE (N.W. EUROPE, 1:250,000, Sheet 7, Q 6275). The English-speaking Frenchman who returned with Mlle. LEQUESNE was M. SOETANT (?), ORBEC (Q 6474). One of the members of the Resistance was a M. HORNEZ, 106 boulevard de Clichy, PARIS XVIII. His wife and daughter live at this address. Owing to rumours of his being wanted for forced labour, he left the place and is now in ORBEC. From the "pool" room in ORBEC I parted company with my French associates and was picked up by three new ones in a horse and buggy. The three were M. Raoul BELLIART, 24 rue Sevis (?), PARIS 17; M. LEVIVIER; and MICHEL, a boy of about 18. About 1930 hrs we arrived at M. LECOUR's house, MESNIL GERMAIN, par FERVAQUES (Q 4977). From this date until the morning of 18 Jul I was the only guest of M. LECOUR. On that day I was joined by Major McLEOD (E&E Report no. IS9/W.E.A./1/9) and 2/Lt. McINTOSH (IS9/W.E.A./1/25). (From here to 5 Aug same story as Major McLEOD. (Report No. IS9/W.E.A./1/9, para, 19 to 26, App. “C”)). On 5 Aug the part at M. LECOUR's split up. I went with 2/Lt. McINTOSH to join up with Ptes. OSBORNE and LEWIS at a house about 1/2 mile away. M. BAYARD, MESNIL GERMAIN par FERVAQUES, had them to his farm house for meals. Mme. LECOUR was sending our food to us via the children. On 7 Aug McINTOSH left with a young fellow named GEORGES. For about 10 days we three stayed in the house fearing to go out lest the Germans found us. One day 2 Germans walked into the place. We had had previous warning of their proximity so we locked ourselves in a room. The Germans hammered away on the door but we kept very quiet. Eventually they gave it up and went off much to our great relief as we were in our pants and vests.Original) - ( PARTIE II): Je suis parti à vélo pour Orbec (Feuille 7, ZL1 vQ6474) avec trois Français. C'est là qu'on m'a remis une carte d'identité. On m'a demandé si j'avais des photos ; quand j'ai répondu « oui », ils étaient ravis. En moins d'une demi-heure, ma carte était tamponnée, ma photo collée, et tout était en ordre. Nous avons quitté la maison et nous sommes rendus dans une sorte de salle de jeux en ville. Il y avait déjà un groupe assez important ; tout le monde savait qui j'étais. C'est là que mon voyage a été organisé. ANNEXE C - Le jeune garçon et la jeune fille qui m'ont aidé après mon arrivée étaient le fils et la fille de R. Lequesne, de Saint-Martin-de-Bienfaite (vQ6275). Le Français anglophone qui est revenu avec Mlle Lequesne était Mr Albert Soetaert, d'Orbec (vQ6474). Un des membres de la Résistance était un certain Mr Hornez, demeurant au 106 boulevard de Clichy, Paris XVIII. Sa femme et sa fille habitent à cette adresse. Suite à des rumeurs selon lesquelles il était recherché pour des travaux forcés, il a quitté les lieux et se trouve maintenant à Orbec. Depuis la salle de billard d'Orbec, je me suis séparé de mes compagnons français et j'ai été pris en charge par trois nouveaux venus dans une calèche. Il s'agissait de Mr Raoul Beliart, demeurant au 24 rue Levis, Paris 17 ; Mr Levivier ; et Michel, un jeune homme d'environ 18 ans. Vers 19 h 30, nous sommes arrivés chez Mr Paul Lecor, Le Mesnil-Germain, près de Fervaques (vQ4977). De cette date jusqu'au matin du 18 juillet, j'ai été le seul hôte de Mr Lecor. Ce jour-là, j'ai été rejoint par le Major McLeod (rapport E&E n° IS9/W.E.A./1/9) et le 2/Lt McIntosh (IS9/W.E.A./1/25). (De ce point au 5 août, même récit que pour le major McLeod. (Rapport n° IS9/W.E.A./1/9, paragraphes 19 à 26, annexe « C »)). Le 5 août, le groupe chez Mr Lecor se sépara. Je suis parti avec le 2/Lt McIntosh rejoindre les Pvtes Osborne et Lewis dans une maison à environ 800 mètres de là. Mr Felix Bayard, Le Mesnil-Germain, les invita à sa ferme pour le repas. Mme Lecor nous faisait parvenir nos provisions par l'intermédiaire des enfants. Le 7 août, McIntosh partit avec un jeune homme nommé Georges. Pendant une dizaine de jours, nous restâmes tous les trois dans la maison, craignant de sortir de peur d'être découverts par les Allemands. Un jour, deux Allemands entrèrent. Nous avions été avertis de leur présence, aussi nous nous sommes enfermés dans une pièce. Les Allemands frappaient à la porte avec acharnement, mais nous restions silencieux. Finalement, ils abandonnèrent et s'en allèrent, à notre grand soulagement car nous étions en pantalon et en gilet. Rapport W/O Jeffrey ce: - ( A man named RENE visited us and told us he was going through to the Allied lines. If we would give our names, ranks and numbers he would send telegrams for us through military channels. This was almost a fatal mistake as Rene was picked up by the Gestapo, taken away and questioned. We came across him in the British lines when he told us that he had escaped. We were all very suspicious of his story. When we heard RENE had been taken, the whole of the Resistance and ourselves checked out to a large cave about a mile from where we were staying. Mme. LECOUR sent out food to us by the children. This cave was the cache for the arms. They had enough to equip a whole company. It was here Ptes. OSBORNE and LEWIS came into their own. They cleaned the weapons, assembled the more complicated ones and gave them instructions how to handle them. They did a fine job of work. The cave seemed to be a Q.M. stores, the chief, Raoul BELLIART handed out to various groups grenades, rifles, stens, etc. for which he received a signed chit. Six lots in one day was our best effort. After 3 days in the cave LECOUR, LEVIVIER and RAOUL moved out back ot the farmer's house. M. BOZEC was the only member of the Resistance who stayed with us in the cave. Two days later (19 Aug) I moved back to LECOUR's house as I was suffering from tonsilitis. Two days before the British arrived we went off to capture eight Germans. We actually took one. He was very frightened when we took him as he thought his time had come. We took him back to the cave and M. BOZEC went into LIVAROT (Q 4773) to confirm reports of British entry. He brought back some English cigarettes. That was proof conclusive. A hair-brained scheme to attack a house occupied by German artillerymen was quashed. We decided to make our way into LIVAROT. About 2 kms. From the town we got turned back by a very frightened German patrol who were all ready to skip when the British were within sound. We returned to the cave. The same night the whole cave and one German prisoner evacuated in the direction of LIVAROT. Around 3 kms. East of the town we met the British troops - 7th Armoured Division, 1st Canadian Army. I contacted the Intelligence officer. As RAOUL was the chief of the LISIEUX area the I.O. thought he should be taken to Div. H.Q. The next day (21 Aug) I went back for OSBORNE and LEWIS.Original) - ( PARTIE III): Un homme nommé René est venu nous voir et nous a dit qu'il allait rejoindre les lignes alliées. Si nous lui donnions nos noms, grades et numéros, il enverrait des télégrammes pour nous par les voies militaires. Ce fut presque une erreur fatale, car René fut arrêté par la Gestapo, emmené et interrogé. Nous l'avons retrouvé dans les lignes britanniques lorsqu'il nous a dit qu'il s'était évadé. Nous étions tous très sceptiques quant à son histoire. Quand nous avons appris que René avait été capturé, toute la Résistance et nous-mêmes nous sommes réfugiés dans une grande grotte à environ un kilomètre et demi de notre campement. Mme Lecor nous faisait livrer de la nourriture par l'intermédiaire des enfants. Cette grotte servait de cache d'armes. Ils en avaient assez pour équiper une compagnie entière. C'est là que les Pvtes Osborne et Lewis se sont révélés précieux. Ils nettoyaient les armes, assemblaient les plus complexes et apprenaient aux soldats comment les utiliser. Ils faisaient un excellent travail. La grotte semblait être un magasin d'intendance ; le chef, Raoul Beliart, distribuait à différents groupes des grenades, des fusils, des pistolets-mitrailleurs Sten, etc., pour lesquels il recevait un reçu signé. Notre meilleur résultat fut de six lots en une journée. Après trois jours dans la grotte, Lecor, Levivier et Raoul s'installèrent derrière la ferme. Mr Yves Bozec fut le seul résistant à rester avec nous. Deux jours plus tard (le 19 août), je retournai chez Lecor, souffrant d'une angine. Deux jours avant l'arrivée des Britanniques, nous partîmes capturer huit Allemands. Nous en attrapâmes un. Il était terrifié, persuadé que sa fin était proche. Nous le ramenâmes à la grotte et Mr Bozec se rendit à Livarot (Feuille 7, ZL1 vQ4773) pour confirmer les rumeurs d'une entrée britannique. Il rapporta des cigarettes anglaises. Preuve irréfutable. Un projet insensé d'attaquer une maison occupée par des artilleurs allemands fut déjoué. Nous décidâmes de rejoindre Livarot. À environ deux kilomètres de la ville, une patrouille allemande, prise de panique et prête à s'enfuir à l'approche des Britanniques, nous fit rebrousser chemin. Nous retournâmes à la grotte. La même nuit, toute la grotte et un prisonnier allemand furent évacués en direction de Livarot. À environ 3 km à l'est de la ville, nous avons rencontré les troupes britanniques – la 7e division blindée de la 1re armée canadienne. J'ai contacté l'officier de renseignement. Comme Raoul était le chef de la région de Lisieux, l'officier d'instruction estima qu'il devait être conduit au quartier général de la division. Le lendemain (21 août), je suis retourné chercher Osborne et Lewis. |