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Crash - Avro Lancaster - type B III - s/n JA682 MG°D |
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| Fiche France-Crashes 39-45 modifiée le 10-08-2026 | |||||
| Date | Nation |
Département |
Unité | - | Mission |
|---|---|---|---|---|---|
| 13-08-1943 | Angleterre/Common. | Nievre | 7 Sq RAF 8 Gr | Milan (Italie) | |
| Grade | Prenom | Nom | Poste | Corps | Etat |
Lieu d'Inhumation |
Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| P/O | Eric Gordon | Sheil | MitS | RAF | Décédé | Cim Com Fours (58) * | 52713 - 22 ans - Né en Avril 1921 Wallasey, Chesh. UK - Fils de William et Dorothy Elizabeth (Cronshaw) Sheil - Conjoint de Mary Stoddart Sheil - Parachute non ouvert - Corps retrouvé le 02/01/1944 |
| Sq/L | William Ronald | Butterfield | Pil | RAF | Echappé | 67056 - DFC - Se pose près de Briffaux (71) - Fuite par Pyrenees Sept 43 par Bourg-Madame - Origine rapport WO 208/3316/1542 | |
| Sq/L | Cecil John | Myers | 2ePil | RAF | Prisonnier | 82193 - Né le 08/05/1908 - Ickenham, Middlesex UK - Blessé à la cheville par les suspentes) - Capturé le 13/08/1943 près de Nevers (58) - Pow 2379 - Hôpital Mil Dijon (15/08/43)/Dulag Luft Oberursel (04/09/43)/Stalag Luft III Sagan (11/09/43)/Marlag-Milag Tarmstedt -07/02/45) | |
| Sgt | Philip Felix | Fairweather | Mec | RAF | Echappé | 577661 - Né le 16/10/1923 Cosford, Waarwicks. UK - Fils de Manfred Felix et Edna Alice (Brown) Fairweather - Conjoint de Barbara R Simmons - Rejoint le maquis Louis - Blessé à la jambe par un éclat de grenade le 10/07/1944 avec le groupe FFI - Origine rapport WO 208/3351/2104 - †1981 Kidlington | |
| F/Lt | Edward Saunders | Baker | Nav | RCAF | Prisonnier | (J/5090 - DFC - Né le 16/04/1915 - Calgary, Alberta, Canada - Capturé le 13/08/1943 - Pow 2080 - Dulag Luft Oberursel (16/08/43)/Stalag Luft III Sagan (21/08/43)/Stalag Luft IV Gross Tychow (07/02/45) - Libéré le 10/04/1945) | |
| F/Lt | Mervyn Charles | Bridges | Mit | RAF | Echappé | 132001 - Se pose 15 Km E de Nevers - Capturé le 26/08/1943 Région de Lapalisse par gendarme français - S'échappe et arrive en Suisse - Origine rapport WO 208/4242/49 | |
| W/O | Herbert Edward | Croney | Rad/M | RAF | Prisonnier | 1310673 - Né le 14/07/1913 - Manchester UK - Blessé - Pow 222682 - Hôpital de Dijon (15/08/43-03/09/43/Stalag IV-B Mühlberg (12/09/43-06/05/45) | |
| W/O | Herbert William | Graham | MitA | RAF | Echappé | 1376158 - Né le 24/11/1914 - Stratford UK - Se pose près de Fours (58) - Fuite par Pyrénées/Espagne/Gibraltar - Retour UK 17/01/1944 - Origine rapport WO 208/3318/1712 |
| Fiche tech | Correspondance grades | Abréviations utilisées | Filières d'évasion | Camps de Pow | Bases RAF/USAAF | Utilitaires |
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Rapport Sgt Fairweather : - ( Our mission was Milan on 12 Aug 1943. Engine trouble over Nievre made us turn back, lost altitude, and everyone bailed out. Landed OK in field and hid out for rest of night. French collaborator called Feldgendarmerie and told them that aircraft had crashed near his house. Germans searched vicinity as soon as daylight. Moved out by self, contacted farmer and got civilian clothes. They contacted underground for me. Underground checked on my identity with London, promised to move me but time went by and one of the escape routes was cut off by Gestapo. I wanted to go off by myself to Spain or Switzerland but stayed with organization after they had urged me. Worked on clandestine paper Nievre Libre. Spent most of winter working on farm near Champvert. Gestapo was active in picking up people. Joined Maquis at Tours on 10 June and worked with them. Then joined Maquis "Louis W.O." who radioed England 10 times about me and never received any answer. Spent summer with Maquis and SF doing various form of Resistance and sabotage work.Original) - (WO 208/3351/2104 - source : Nat Arch UK - Traduction Ph Laroyenne): Notre mission était Milan le 12 août 1943. Un problème de moteur au-dessus de la Nièvre nous a fait faire demi-tour, nous avons perdu de l'altitude et tout le monde a sauté en parachute. J'ai atterri correctement dans un champs et je me suis caché pour le reste de la nuit. Un collaborateur français a appelé la Feldgendarmerie et leur a dit que l'avion s'était écrasé près de chez lui. Les Allemands ont fouillé les environs dès le jour. J’ai donc évacué les lieux, j'ai contacté un agriculteur et j'ai obtenu des vêtements civils. Ils ont contacté la Résistance pour moi. Ceux-ci ont vérifié mon identité auprès de Londres, ont promis de me déplacer mais le temps a passé et l'une des voies de fuite a été coupée par la Gestapo. Je voulais partir seul en Espagne ou en Suisse mais je suis resté avec l'organisation après qu'ils m’y aient encouragé. J’ai travaillé pour le journal clandestin Nièvre Libre. J'ai passé la majeure partie de l'hiver à travailler dans une ferme près de Champvert [58]. La Gestapo était active pour la capture des gens. J’ai rejoint le maquis de Tours le 10 juin et j’ai travaillé avec eux. Puis j’ai rejoint le Maquis Louis War Office (des Fraîchots)Maquis Louis W.O. qui a parlé de moi par radio à l'Angleterre 10 fois et n'a jamais reçu de réponse. J'ai passé l'été avec le Maquis et SF à faire diverses formes de travail de résistance et de sabotage. Aidé par: - Mr Hippolyte Duprilot, Cercy-la-Tour (58) - Caché dans sa maison pendant 2 mois 1/2 - Mr Antoine Milleret, Champvert (58) - Caché dans sa maison pendant 1 mois - Mr Charles Loreau, Champvert (58) - Caché dans sa maison pendant 6 mois 1/2 - Mr Loshpied, Champvert (58) - A fourni une carte d'identité française et envoyé des messages radio vers l'Angleterre et a essayé d'envoyer le Sgt Fairweather en Espagne. Rapport F/Lt Bridges: - (After baling out of Lancaster aircraft with engine trouble on bombing mission to Milan (12.8.43) landed in France in position roughly 15 kms east of Nevers and hid without food in woods for 10 days owing to presence of German troops. On 23.8.43, commenced walking in general direction of Spain; on approx. 26.8.43, was arrested in Lapalisse area by French Gendarme from whose custody I managed to escape later. Continued to walk in direction of Roanne. Appendix C - Entered village of St. Germain l'Espérance on 28.8.43 where peasants put us into contact with members of the French Resistance Group in the Roanne Area. On 6.9.43 went to Lyon by car and stayed in the city until morning of 9.9.43 when I left again by car and went to the Frangy area of Swiss area Border. That evening after walking several kms. crossed Swiss border in the Geneva area.Original) - (WO 208/4242/49 - source : Nat Arch UK - Traduction DC via Copilot): Après m’être éjecté d’un avion Lancaster en raison d’un problème moteur lors d’une mission de bombardement sur Milan (12.8.43), j’ai atterri en France à une position située approximativement à 15 km à l’est de Nevers [58] et me suis caché sans nourriture dans les bois pendant 10 jours en raison de la présence de troupes allemandes. Le 23.8.43, j’ai commencé à marcher en direction générale de l’Espagne ; vers le 26.8.43, j’ai été arrêté dans la région de Lapalisse [03] par un gendarme français dont je suis parvenu à m’échapper plus tard. J’ai continué à marcher en direction de Roanne Appendix C - Entré dans le village de St-Germain l’Espérance [St-Germain-l'Espinasse ?] le 28.8.43 où des paysans nous ont mis en contact avec des membres du groupe de Résistance française dans la région de Roanne. Le 6.9.43, suis allà Lyon en voiture et suis resté dans la ville jusqu’au matin du 9.9.43, moment où je suis reparti en voiture et suis allé dans la région de Frangy [74], près de la frontière suisse. Ce soir-là, après avoir marché plusieurs kilomètres, j’ai franchi la frontière suisse dans la région de Genève. Extrait de Rapport : ( On August 26, 1943, while searching for the killers of the Italian national Stefanini—who had been executed in Lapalisse—Gendarme Dufour discovered British airman Mervyn Charles Bridges in the St-Prix quarries; the airman’s plane had made a forced landing in central France. The airman was waiting for nightfall to head toward the Spanish border. After confirming that he was in civilian clothes and carrying French currency, I instructed Gendarme Dufour to assure him that the brigade would not interfere with him and to wish him good luck.Traduction) Concernant le F/Lt Bridges – (source : Rapport de Gendarmerie N°532 Brigade de Lapalisse Adj Legal – Transmis par A Godignon - Traduction DC via Google): Le 26 Août 1943, recherchant les assassins de l'italien Stefanini exécuté à Lapalisse, le gendarme Dufour découvrait dans les carrières de St-Prix, l'aviateur britannique Bridges Mervyn Charles, dont l'avion avait fait un atterrissage forcé dans le centre de la France. Cet aviateur attendait la nuit pour se diriger sur le frontière espagnole. Après m'être informé qu'il était en civil et détenait de l'argent français, j'ai chargé le gendarme Dufour de lui dire qu'il ne serait pas inquiété par la brigade et de lui souhaiter bonne chance. Rapport W/O Graham: - ( I was a member of the crew of a Lancaster aircraft which left Oakington on 12 Aug 43 at about 2030 hrs to bomb Milan. On the outward journey when over the neighbourhood of Charolles (L 8) we developed engine trouble, which eventually led the to our having to bale out. I came down about 2 miles North of Fours (I 5) in a wood. My parachute got caught up in trees, and I have to leave a good deal of it there. I buried my mae west and started to walk South by my compass reaching Fours at about 0600 hrs. A farmer saw me, and gave me some breakfast in his house. I did not like the attitude of his wife, who appeared to want to sell me to the Germans, so I made off, heading S.E. My idea was to get to Geneva. At about 1900 hrs I reached Luzy (J 5). Here I ran into two girls and a young man who told me that two of my crew had been picked up by Germans. One of the girls offered me shelter but I thought it wiser to carry on. They warned me about German garrisons in certain of the towns. I walked through the night of 13 Aug, but made no contacts, reaching Toulon-sur-Arroux (K 6) at daybreak (14 Aug). I slept for some hours outside the town and continued to Perrecy (L 7). Just outside Genelard (L 7) I was accosted by two gendarmes. After some discussion one of them went away and brought a man back. From this point I was helped on my journey. APPENDIX C - The man whom the gendarme brought back on 14 Aug 43 was the "adjutant" of Perrecy (L 7). His name was Jean Dumont, Adjutant of Police, Perrecy. He brought wine and plenty of good food for me with him, and took me to Genelard (L 7), where I was put for the night in the stationmaster's house. It was their intention to put me on the train to Macon, to continue from there on the 0400 hrs train to Switzerland. This apparently was not possible, and I was taken by the stationmaster and hidden for the day in some woods just outside Genelard. At 1800 hrs (15 Aug) the Adjutant and the stationmaster came back with a bicycle for me, and we cycled to ciry-le-Noble (L 7). I was handed over to a timber merchant (name not known), who said he was an agent in touch with the British, and that I would be flown home within 48 hrs.Original) - ( PARTIE I - WO 208/3318/1712 - Source : Nat Arch UK - Traduction Ph Laroyenne): J'étais membre de l'équipage d'un avion Lancaster qui a quitté Oakington le 12 août 43 vers 20 h 30 pour bombarder Milan. A l'aller, au-dessus du quartier de Charolles (L 8) [89], nous avons eu des ennuis de moteur qui nous ont finalement obligés à sauter en parachute. Je suis descendu à environ 2 miles au nord de Fours (I 5) [58]dans un bois. Mon parachute s'est coincé dans les arbres et j'ai dû en laisser une bonne partie. J'ai enterré ma Gilet de sauvetage gonflable (du nom de Mary 'Mae' West au buste généreux) Mae West et j'ai commencé à marcher vers le sud grâce à ma boussole, atteignant Fours vers 6h00. Un fermier m'a vu et m'a offert un petit-déjeuner chez lui. Je n'ai pas aimé l'attitude de sa femme qui semblait vouloir me vendre aux Allemands, alors je suis parti en direction de S.E. Mon idée était d'aller à Genève Vers 19h00 je suis arrivé à Luzy (J 5). Ici, j'ai rencontré deux filles et un jeune homme qui m'ont dit que deux membres de mon équipage avaient été arrêtés par des Allemands. Une des filles m'a proposé un abri mais j'ai pensé qu'il était plus sage de continuer. Ils m'ont mis en garde contre les garnisons allemandes dans certaines villes. J'ai marché toute la nuit du 13 août, sans établir de contacts, arrivant à Toulon-sur-Arroux (K 6) [71] au petit jour (14 août). J'ai dormi quelques heures en dehors de la ville et j'ai continué vers Perrecy (L 7). Juste à la sortie de Génelard (L 7) j'ai été abordé par deux gendarmes. Après quelques discussions, l'un d'eux s'est en allé et a ramené un homme. À partir de là, j’ai été aidé dans mon voyage. APPENDIX C - L'homme que le gendarme a ramené le 14 août 43 est « l'adjudant » de Perrecy (L 7). Son nom était Jean Dumont, adjudant de police. Il m'apporta du vin et de bonnes choses à manger et me conduisit à Genelard (L 7) où je passai la nuit chez le chef de gare. Leur intention était de me mettre dans le train pour Mâcon, pour continuer de là avec le train de 4 heures du matin vers la Suisse. Cela n'était apparemment pas possible et j'ai été emmené par le chef de gare et caché pour la journée dans des bois juste à l'extérieur de Genelard. A 18 heures (15 août), l'adjudant et le chef de gare sont revenus vers moi avec un vélo et nous avons roulé jusqu'à Ciry-le-Noble (L 7). J'ai été remis à un marchand de bois (nom inconnu), qui m'a dit qu'il était un agent en contact avec les Britanniques et que je serais rapatrié chez moi dans les 48 heures. Rapport F/Sgt Wallace: - ( On 16 Aug the timber merchant and his son took me and handed me over at what he called the "border line" to a man called "Prince, who took me on the back of a motor cycle to Charolles (L 8). I was taken to the house of an Englishman called - Jack Miller, Impasse de l'Ecole, Charolles, who was married to a Frenchwoman dentist practising in Charolles (one daughter of 13). On 17 Aug a man came from Macon who interrogated me and who appeared interested in British and French relations. On 19 Aug a man called "Roberts", who said he was chief of the "Maqui" sabotage organisation at Beaubery (M 9) came to see me ans again promised a plane to take me off in 48 hrs. Although I saw him about, he never came to see me again. About the middle of Oct three women from Macon and district visited the house with further promises of aircraft, which did not materialise. But they got into touch with an agent at Lyons, who was eventually responsible for moving me from Charolles. On 1 Nov an Englishman came from Macon and took my particulars. A man who was supposed to be shooting Gestapo also visited me on the same day. On 11 Nov I was told that the Gestapo rounded up various helpers and that "Roberts" had been taken prisoner. On 25 Nov a man called "Julien", with whom the woman from Macon had made contact, came to see me and took particulars, saying he would get me out of Charolles. On 16 Dec he turned up and took me by train to Lyons. I stayed one night with a family called Bernard, and then moved on under the guidance of Julien to another house. I stayed here till 19 Dec, when the daughter of the house, called Louise, took me by train to Perpignan, which we reached on 20 Dec. We stayed here one night and were taken by guides for a 26-hour walk over the Pyrenees, reaching a farmhouse near the border on 22Dec, and leaving on 23 Dec for Figueras by taxi. We stayed in the cement factory here till 30 Dec. Our route was now Barcelona (31 Dec) - Madrid (3-6 Jan 44) - Seville, which we left by boat on 10 Jan for Gibraltar. I left Gibraltar on 16 Jan arriving U.K. 17 Jan. Original) - ( PARTIE II): Le 16 août, le marchand de bois et son fils m'ont emmené et m'ont remis à ce qu'il appelle la « ligne frontière » à un homme appelé « Prince » qui m'a emmené à l'arrière d'une moto jusqu'à Charolles (L 8) et emmené chez un Anglais appelé Jack Miller, Impasse de l'Ecole, Charolles, qui était marié à une française, dentiste, exerçant à Charolles (une fille de 13 ans). Le 17 août, un homme est venu de Mâcon qui m'a interrogé et qui semblait intéressé par les relations britanniques et françaises. Le 19 août, un dénommé "Roberts", qui se disait chef de l'organisation de sabotage "Maquis" à Beaubery (M 9), est venu me voir et m'a encore promis qu'un avion m'enlèverait dans 48 heures. Même si je l'ai vu partout, il n'est plus jamais revenu me voir. Vers la mi-octobre, trois femmes de Mâcon et de la région sont venues à la maison avec de nouvelles promesses d'avion, qui ne se sont pas concrétisées. Mais elles ont pris contact avec un agent à Lyon qui s'est finalement chargé de me faire quitter Charolles. Le 1er novembre, un Anglais est venu de Mâcon et a pris mes coordonnées. Un homme qui était censé tirer sur la Gestapo m'a également rendu visite le même jour. Le 11 novembre, on m'a dit que la Gestapo avait arrêté plusieurs collaborateurs et que "Roberts" avait été fait prisonnier. Le 25 novembre, un dénommé « Julien », avec qui la mâconnaise avait pris contact, est venu me voir et a pris des renseignements en me disant qu'il me ferait sortir de Charolles. Le 16 décembre, il est arrivé et m'a emmené en train jusqu'à Lyon. Je suis resté une nuit chez une famille appelée Bernard, puis j'ai déménagé sous la direction de Julien dans une autre maison. Je suis resté là jusqu'au 19 décembre, lorsque la fille de la maison, appelée Louise, m'a emmené en train à Perpignan où nous sommes arrivés le 20 décembre. Nous y avons passé une nuit et avons été emmenés par des guides pour une marche de 26 heures à travers les Pyrénées ; nous sommes arrivés dans une ferme près de la frontière le 22 décembre et sommes repartis le 23 décembre pour Figueras en taxi. Nous sommes restés là dans la cimenterie jusqu'au 30 décembre. Notre itinéraire a été ensuite Barcelone (31 décembre) - Madrid (3-6 janvier 44) - Séville que nous avons quitté en bateau le 10 janvier pour Gibraltar. J'ai quitté Gibraltar le 16 janvier et suis arrivé au Royaume-Uni le 17 janvier. Rapport Sq/L Butterfield: - ( I took off from Oakington about 2100 hrs. On 12 Aug 43 in a Lancaster Mk III aircraft to bomb Milan. On the way out, while we were still over France, trouble in the engine developed and at about midnight we jettisoned our bombs and turned round on a course for home. When we were somewhere in the area of Issy-l'Eveque, about 25 miles S.W. of Autun, I gave the order to bale out. I came down in some trees near Briffaull. I hurt my left leg on landing and after hiding my parachute I rested and taking out the maps from my purse I roughly located my position. At about 0100 hrs. (13 Aug.) I set off in a South-Westerly direction. I walked till about 0500 hrs. And then slept for about four hours. I then went over to a nearby farm and asked for a drink. I continued walking and somewhere South of St. Hilaire-Fontaine I waded across the river Loire. I reached the main road, about two kilometres North of Gannay about 1400 hrs. I decided to skirt round Gannay and went across a field where ten men were threshing. They saw me and I hid myself. Three of them then came across and I told them who I was. One of these men took me further along to a field of beans and told me to wait there. He returned later bringing with him some food and wine. Another of these men brought me a suit of old clothes and then took me along a lane where a man was waiting with a car. He took me to a house about seven or eight miles away. We slept that night (13 Aug) in a field behind the house. On the evening of 14 Aug. We crossed the Loire in a boat and I was moved to an address where I remained until 17 Sep. I was prevented from continuing my journey owing to the lack of clothes and boots. I had been given a suit of old clothes which was much too small for me and my helpers had great difficulty in getting either shoes or a civilian suit for me, as I am very big. I had left my flying boots with one of my first helpers and for three weeks I went about in carpet slippers. I was then given a pair of jack boots, which were too small for me and these caused my heels to get very sore. On 16 Sep I was given a pair of boots. During this time I was joined by F.D. Low, U.S.A.A.F. On 17 Sep Low and I walked to Aubin and there crossed the Loire by ferry. We walked on to Dompierre and thence to Saligny where we arrived about midday. We had crossed the Demarcation Line by this time, but we had no trouble and saw no one there. We continued on almost into Jalligny and there we approached a man who was ploughing in a field. We asked him for help. He pointed to a man standing outside a farm. This man took us in, gave us food and let us sleep in his barn and the next day, after giving us some breakfast we moved on. By this time I was very stiff and as I was wearing new boots my feet were sore. We reached Varennes about 1700 hrs. (18 Sep). We were both very tired and hungry and we therefore decided to take a train to Clermont Ferrand.Original) - ( PARTIE I - WO 208/3316/1542 - Source : Nat Arch UK - Traduction Ph Laroyenne): J'ai décollé d'Oakington vers 21 heures le 12 août 1943 à bord d'un Lancaster Mk III pour bombarder Milan. En chemin, alors que nous étions encore au-dessus de la France, des problèmes de moteur se sont produits et, vers minuit, nous avons largué nos bombes et fait demi-tour pour rentrer à la base. Alors que nous étions quelque part dans la région d'Issy-l'Évêque [71], à environ 40 kilomètres au sud-ouest d'Autun, j'ai donné l'ordre de sauter en parachute. Je suis tombé dans des arbres près de Briffault [58]. Je me suis blessé à la jambe gauche à l'atterrissage et, après avoir caché mon parachute, je me suis reposé et j'ai sorti les cartes de mon sac pour localiser approximativement ma position. Vers 1 heure du matin (13 août), je suis parti en direction du sud-ouest. J'ai marché jusqu'à 5 heures du matin environ puis j'ai dormi pendant environ quatre heures. Je suis ensuite allé dans une ferme voisine et j'ai demandé à boire. J'ai continué à marcher et quelque part au sud de St-Hilaire-Fontaine, j'ai traversé la Loire à gué. J'ai atteint la route principale, à environ deux kilomètres au nord de Gannay-sur-Loire [03] vers 14 heures, j'ai décidé de contourner Gannay et j'ai traversé un champ où dix hommes battaient le blé. Ils m'ont vu et je me suis caché. Trois d'entre eux sont alors arrivés et je leur ai dit qui j'étais. L'un de ces hommes m'a emmené plus loin dans un champ de haricots et m'a dit d'attendre là. Il est revenu plus tard en apportant de la nourriture et du vin. Un autre de ces hommes m'a apporté un vieux costume et m'a ensuite emmené dans un chemin où un homme attendait avec une voiture. Il m'a conduit dans une maison à environ sept ou huit milles de là. Nous avons dormi cette nuit-là (le 13 août) dans un champ derrière la maison. Le soir du 14 août, nous avons traversé la Loire en bateau et j'ai été transféré à une adresse où je suis resté jusqu'au 17 septembre. J'ai été empêché de continuer mon voyage en raison du manque de vêtements et de bottes. On m'avait donné un vieux costume qui était beaucoup trop petit pour moi et mes aides avaient beaucoup de mal à me procurer des chaussures ou un costume civil car je suis très grand. J'avais laissé mes bottes de vol à l'un de mes premiers aides et, pendant trois semaines, j’ai utilisé des pantoufles. On m'a ensuite donné une paire de bottes montantes qui étaient trop petites pour moi et qui me faisaient très mal aux talons. Le 16 septembre, on m'a donné une paire de bottes. Pendant ce temps, j'ai été rejoint par F.D. Low, de l'U.S.A.A.F. Le 17 septembre, Low et moi avons marché jusqu'à St-Aubin-sur-Loire [71] et là, nous avons traversé la Loire en bac. Nous avons marché jusqu'à Dompierre et de là jusqu'à Saligny-sur-Roudon où nous sommes arrivés vers midi. Nous avions déjà traversé la ligne de démarcation à ce moment-là mais nous n'avons eu aucun problème et n'avons vu personne. Nous avons continué notre route presque jusqu'à Jaligny et là, nous nous sommes approchés d'un homme qui labourait un champ. Nous lui avons demandé de l'aide. Il nous a montré un homme debout devant une ferme. Cet homme nous a accueillis, nous a donné à manger et nous a permis de dormir dans sa grange et, le lendemain, après nous avoir donné un petit déjeuner, nous sommes partis. À ce moment-là, j'étais très raide et comme je portais des bottes neuves, j’avais mal aux pieds. Nous sommes arrivés à Varennes-sur-Allier vers 17 heures (18 septembre). Nous étions tous les deux très fatigués et affamés et nous avons donc décidé de prendre un train pour Clermont-Ferrand. Rapport Sq/L Butterfield: - ( Although we had no identity cards we decided to risk a control, as we thought it would most probably be only on the old line of Demarcation. Furthermore, it was Saturday and Low had found from previous experience that the trains were invariably crowded at weekends, and one was seldom asked to produce papers. We caught a train at 1800 hrs. And got into a third class compartment. The train passed through Vichy and arrived at Clermont Ferrand about 2000 hrs. We wandered round the town for about two hours and then went to a house and asked for help. We did not meet with any success and therefore went back to the station at about 1145 hrs. And tried to buy tickets for Brive. The train did not leave until 0500 hrs. Next morning and we were told that we could not buy the tickets until about an hour before the train was due to leave. We therefore went out of the station, and, passing three pairs of armed Germans with drill packs on their back, we waited in same waste ground. The next morning (19 Sep.) we stopped at a cafe for some coffee and then caught the Brive train, arriving there about 1500 hrs. We had had nothing to cat all day and we therefore walked about five or seven kilometres West and then stopped at a farm and asked for food. They gave us some bread and wine, but did not otherwise offer to help us. We went back to the station and bought two tickets for Toulouse. We got on the train at about 1900 hrs. And arrived at 2300 hrs. We slept that night (19 Sep) in the waiting room and in the morning, when the first train came in, we handed in our tickets at the barrier and went out with the crowd. We got on to the main road and started walking in the direction of Foix. When we were about three kilometres from Auterive, we stopped at a farm and asked for food. This farmer gave us a meal and put us up for the night. The next day we cycled over to the house of our host's friend and from this point railway workers helped us to travel by passenger and goods train via Foix until we were near Puigcerda. Here a helper who had travelled with us, left us. He pointed out a stream to us and said if we followed if for about half a kilomètre we would be in Spain. We walked across country and about 1300 hrs. (23 Sep) we hit the main road. We walked passed some Spanish policemen and act off along the main road to Barcelona. We had just passed through Talltorta, when we were stopped by two members of the Spanish Civil police. They searched us in the local gaol and the next morning we were escorted to Gerona, where we were interviewed by the Civil Governer and then sent to gaol again. The following morning (25 Sep.) we were visited by the British Vice-Consul of Gerona and released. After ten days we were taken by a Spanish Air Force official to Barcelona where we spent one night. The next day we went to Sarragossa where we were taken to a hotel for night. We then went on to Alhama by train. At the end of a week S/Ldr. Taylor took me to Madrid where I spent another week. I then went on to Gibraltar and after, on 6 Nov., I left by air for the U.K.Original) - ( PARTIE II): Bien que nous n'ayons pas de carte d'identité, nous avons décidé de risquer un contrôle car nous pensions qu'il ne se ferait probablement que sur l'ancienne ligne de démarcation. De plus, c'était samedi et Low avait constaté par expérience que les trains étaient invariablement bondés le week-end et qu'on demandait rarement de présenter des papiers. Nous avons pris un train à 18 heures et sommes montés dans un compartiment de troisième classe. Le train a traversé Vichy et est arrivé à Clermont Ferrand vers 20 heures. Nous avons erré dans la ville pendant environ deux heures puis nous sommes allés dans une maison et avons demandé de l'aide. Nous n'avons eu aucun succès et sommes donc retournés à la gare vers 11 heures 45 et avons essayé d'acheter des billets pour Brive. Le train ne partait qu'à 5 heures du matin le lendemain et on nous a dit que nous ne pourrions pas acheter les billets avant environ une heure avant le départ du train. Nous sommes donc sortis de la gare et, croisant trois paires d'Allemands armés avec des paquetages sur le dos, nous avons attendu dans le même terrain vague. Le lendemain matin (19 septembre), nous nous sommes arrêtés dans un café pour prendre un café, puis nous avons pris le train pour Brive-la-Gaillarde [19], où nous sommes arrivés vers 15 heures. Nous n'avions rien mangé de toute la journée et nous avons donc marché environ cinq ou sept kilomètres vers l'ouest, puis nous nous sommes arrêtés dans une ferme et avons demandé de la nourriture. Ils nous ont donné du pain et du vin mais on ne nous a pas proposé d'autre aide. Nous sommes retournés à la gare et avons acheté deux billets pour [31] Toulouse. Nous sommes montés dans le train vers 19 heures et sommes arrivés à 23 heures. Nous avons dormi cette nuit-là (19 septembre) dans la salle d'attente et, le matin, lorsque le premier train est arrivé, nous avons remis nos billets à la barrière et sommes sortis avec la foule. Nous avons pris la route principale et avons commencé à marcher en direction de Foix [09]. A environ trois kilomètres d'Auterive, nous nous sommes arrêtés dans une ferme et avons demandé de la nourriture. Ce fermier nous a donné un repas et nous a hébergés pour la nuit. Le lendemain, nous sommes allés à vélo jusqu'à la maison d'un ami de notre hôte et, de là, les cheminots nous ont aidés à voyager en train de voyageurs et de marchandises via Foix jusqu'à ce que nous soyons près de Puigcerda [Espagne]. Là, un assistant qui avait voyagé avec nous nous a quittés. Il nous a montré un ruisseau et nous a dit que si nous le suivions pendant environ un demi-kilomètre, nous serions en Espagne. Nous avons traversé la campagne et vers 13 heures (23 septembre), nous avons atteint la route principale. Nous avons croisé des policiers espagnols et nous sommes partis sur la route principale en direction de Barcelone. Nous venions de traverser Talltorta lorsque nous avons été arrêtés par deux membres de la police civile espagnole. Ils nous ont fouillés dans la prison locale et le lendemain matin, nous avons été escortés jusqu'à Gérone où nous avons été interrogés par le gouverneur civil puis envoyés à nouveau en prison. Le lendemain matin (25 septembre), nous avons reçu la visite du vice-consul britannique de Gérone et nous avons été libérés. Dix jours plus tard, un responsable de l'armée de l'air espagnole nous a emmenés à Barcelone où nous avons passé une nuit. Le lendemain, nous sommes allés à Saragosse où nous avons été conduits dans un hôtel pour la nuit. Nous sommes ensuite allés à Alhama en train. Au bout d'une semaine, le Sq/L Taylor m'a emmené à Madrid où j'ai passé une autre semaine. Je suis ensuite allé à Gibraltar et, après le 6 novembre, je suis parti en avion pour le Royaume-Uni. Photo de pièces retrouvées et détails évasions sur www.histavia21.net (Attention! Avion noté JB682)
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