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Récit de Alain Philippe: Mon père, Le Lt PHILIPPE Paul André était en 1939 instructeur-pilote sur la base de Toulouse-Francazal. Il venait de la base de Versailles en passant par Avord.
Le 15 Novembre 1939, un exercice de mitrailleuse-photo était commandé. Tous les équipages avaient reçu leur mission particulière. Deux d’entre eux partaient à bord d’un Potez 25 et devaient attaquer un Bloch 200 piloté par le Lt Philippe (responsable de l’exercice) avec 4 hommes à bord. Il s’agissait d’apprendre à de jeunes camarades la façon de se défendre sur un gros avion de bombardement.
L’entrainement avait lieu à 1500 metres sur l’axe Noe-Muret. Ce matin-là le ciel était splendide. Tout se passait normalement. A 10h55 l’exercice tirait à sa fin. Le Bloch 200, arrivé au bout de l’axe Noé-Muret, allait effectuer son dernier virage et le Potez 25 sa dernière attaque. C’est alors que le Potez attaquant ne peut éviter le Bloch. Un choc et tout était fini. Les pilotes sont tués en l’air et les avions tombent. Les autres passagers collés aux parois dans les avions en vrille ne peuvent faire usage de leur parachute. C’est l’écrasement au sol. Un seul survivra un moment, le S/Lt Chambon placé dans la tourelle arrière du Bloch 200.
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