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Crash Landing du B-26 Marauder - type G-5-MA - s/n 57 (43-34268 ou 43-34599) |
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| Fiche France-Crashes 39-45 modifiée le 26-07-2025 | |||||
| Date | Nation |
Département |
Unité | - | Mission |
|---|---|---|---|---|---|
| 16-12-1944 | France | Haut Rhin | GB 1/19 Gascogne | Bombardement sur Pont de Neuf-Brisach (68) - 22 B-26 | |
| Localisation | 2 Km E de Rouffach - 10 km S Colmar |
|---|---|
| Circonstances | Touché par la flak au moteur droit - Prend feu et se pose sur le ventre |
| Commentaires | Décollage 13h35 de Lyon-Bron (69) - Deux sources: L’armée de l’air dans la bataille de la poche de Colmar de Yves Le Clair & Brigitte Kolb et Les Marauders Français de Patrick Ehrhardt indiquent 43-34599, tandis que Joe Baugher indique 43-34268 |
| Sources ** |
Sébastien Lonjaret (source: aviateurs.e-monsite.com) / www.memoiredeshommes.sga / Michel Coste (sources: Pilotes Français Sur l'Alsace et l'Allemagne par Daniel Decot Ouvrage retraçant les faits d'armes de pilotes en mission au-dessus de l'Alsace et de l'Allemagne Pilotes Français sur l'Alsace / www.joebaugher.com / S. Lonjaret / C Dannau / SHD Cartons G8048-G7688 |
| Historique | 10/02/2012=Création - Ajout indication dans commentaires avion/2e sérial américain - 03/11/2022=Ajout prénoms - 08/12/2023=Ajout rapport - 26/07/2025=Ajout prénoms |
| Grade | Prenom | Nom | Poste | Corps | Etat |
Lieu d'Inhumation |
Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| S/Lt | Léon Armand | Molliere | CoP | FAF | Prisonnier | Camp de transit de Wetzlar (All) | |
| Adj | Honoré Guillaume | Calmels | Pil | FAF | Prisonnier | MedMil - Camp de transit de Wetzlar (All) | |
| Asp | Daniel | Girardot | Bomb | FAF | Prisonnier | MedMil - Camp de transit de Wetzlar (All) | |
| Sgt/Ch | Gaston | Garin | Rad | FAF | Prisonnier | MedMil - Camp de transit de Wetzlar (All) | |
| Sgt | Jacques | Juillard | Mit | FAF | Prisonnier | MedMil - Camp de transit de Wetzlar (All) | |
| Sgt | Max Jacques Joseph | Frandji | Mec | FAF | Prisonnier | MedMil - Camp de transit de Wetzlar (All) |
| Fiche tech | Correspondance grades | Abréviations utilisées | Filières d'évasion | Camps de Pow | Bases RAF/USAAF | Utilitaires |
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Rapport du S/Lt Calmels - Le 16 Décembre 1944, la formation avait pour mission de détruire le pont de Neuf-Brisach L’appareil que je pilotais, le NR 57, était en position 2 du Flight "Gascogne". L’équipage était composé du S/Lt Mollière Cdt d’avion et Co-Pilote, du S/Lt Calmels Pilote, de l’Aspirant Girardot Bombardier, du Sergent-Chef Garin Radio, du Sergent Juillard Mitrailleur et du Sergent Frandji Mitrailleur Mécanicien. Tout s’était passé normalement jusqu’à proximité de l’objectif . A quelques secondes de celui-ci nous fumes accueillis par un feu nourri et très précis de la DCA ennemie. A certaines réactions de l’appareil je ne doutais plus que nous fussions "touchés". Je sus d’ailleurs par la suite que de très nombreux éclats nous avaient atteints surtout à l’avant et à la partie arrière. Néanmoins comme je n’avais décelé rien d’anormal au contrôle des commandes je continuais à tenir la formation serrée. Ce n’est qu’un très court instant avant le "tomber" que nous fumes atteints par un obus de plein fouet dans le moteur droit. L’appareil ayant effectué une forte embardée à droite, je le rétablis aussitôt. J’essayais alors de communiquer avec l’équipage, impossible, l’interphone ne fonctionnait plus. Je criais alors au bombardier qui revenait à l’arrière de larguer les bombes. C’était déjà fait. Je continuais à maintenir avec difficulté l’appareil qui descendait à 3 au vario et dont le palonnier effectuait un continuel mouvement de va-et-vient. Entre temps le S/Lt Mollière avait essayé en vain de mettre l’Action qui consiste à régler le pas de l'hélice du moteur arrêté de telle sorte qu'elle ait une trainee minimale.hélice en drapeau. J’avais pris aussitôt la cap Ouest selon la suggestion du S/Lt Mollière pour essayer de passer les Vosges. Nous devions nous rendre compte presque aussitôt que c’était impossible. Je pris alors le cap sud et décidais d’effectuer le crash dans la plaine d’Alsace (occupée à ce moment-là). Les membres de l’équipage qui étaient restés jusqu’alors à leur poste respectifs, craignant une attaque de la chasse, revenaient à l’avant prévoyant le crash. Ayant perdu beaucoup d’altitude, je cherchais un terrain propice que je trouvais à proximité d’une petite ville (Ruffach). J’effectuais les manœuvres normales pour le crash. Malheureusement je fus un peu long. J’accrochais au passage une ligne téléphonique et une rangée d’arbres qui bordent la route, ce qui déséquilibra dangereusement l’appareil. Je le rétablis in extremis et nous touchions le sol. Le choc ne fut pas trop dur mais, ayant touché légèrement de l’aile gauche, l’avion fit un ![]() cheval de bois de près de 180°. Dans le choc, le côté gauche de la face ayant cogné sur le volant, je fus a demi-assommé. Tout l’équipage, ayant aussitôt évacué, se trouvait sur la carlingue. Pour ma part, ce fut le cri du S/O Garin "le feu" qui m’incita à bouger. Je m’aperçus alors que j’avais la jambe droite brisée. Je fus aussitôt tiré hors de l’appareil par mes camarades et transporté à une vingtaine de mètres. Presque aussitôt après nous étions prisonniers des allemands. |